Mondialisation, délocalisations, immigration : les oligarques sont les responsables de la crise

Tribune libre de Paysan Savoyard

Les oligarques essaient de faire croire que leurs très mauvais résultats sont dus à la crise. Ils appellent l’opinion à soutenir les efforts qu’ils déploient pour protéger les Français. Double mensonge. Premièrement, les responsables directs de la crise sont précisément les oligarques. Deuxio : contrairement à ce qu’ils prétendent ils n’ont nullement pour objectif de servir l’intérêt général. Leur souci est de sauver les banques, épine dorsale du capitalisme financier mondialisé qu’ils ont mis en place ; de sauvegarder la mondialisation contre toute tentation protectionniste ; et de protéger leur Europe libre-échangiste contre les projets souverainistes.

Décrivons schématiquement la situation :

  • Les États européens sont fortement endettés. Certains d’entre eux, comme la Grèce, ne peuvent plus rembourser sans faire appel à l’aide des autres États. De grands États, comme l’Italie, éprouvent désormais à leur tour des difficultés pour refinancer leur dette et les mécanismes d’aide mis en place paraissent insuffisants.
  • Si plusieurs États endettés se révèlent dans les mois qui viennent incapables de rembourser leurs emprunts totalement ou partiellement, les banques qui ont consenti les prêts connaîtront d’importantes difficultés. Certaines seront mises en faillite, sauf à ce que les États qui en ont les moyens leur apportent une aide.
  • Les difficultés de remboursement de certains États risquent d’entraîner une réduction de l’activité économique déjà très faible : d’une part parce que ces États endettés doivent réduire leurs dépenses pour que les marchés et les autres États acceptent de continuer à leur prêter ; d’autre part parce que les difficultés des banques risquent de conduire celles-ci à réduire fortement leurs prêts à l’économie.
  • Un cercle vicieux risque de s’installer : les réductions des dépenses publiques et des prêts à l’économie contractant l’activité, les rentrées fiscales sont par là-même diminuées, ce qui fait que les déficits au lieu de se réduire se creusent. Nous en sommes là.
  • Pour tenter de sortir de cette situation délétère, on voit se dessiner deux scénarios principaux. Le premier conduit à un renforcement de l’UE afin de prendre en charge collectivement les pays en difficulté (accroissement de l’aide à ces pays via des mécanismes type FESF, financement des États par la BCE, émission d’euro-obligations, fédéralisation des politiques budgétaires…). Le second scénario est celui d’un éclatement de l’euro (voire de l’UE) suivi de dévaluations compétitives, selon un processus soit concerté soit sauvage.

Face à cette crise, les oligarques poursuivent un double objectif :

– Ils cherchent tout d’abord à se défausser, en présentant la crise comme un évènement fortuit, qui s’impose à eux et auquel ils doivent faire face, réclamant de leur opinion qu’elle serre les rangs autour des capitaines qui, dans la tempête, se battent pour préserver les intérêts des peuples ;

– Ils veulent ensuite utiliser la crise comme une occasion de prendre de nouvelles mesures qui iront dans le sens de leur intérêt (nous traiterons du premier point dans le présent article ; un second suivra pour évoquer l’autre aspect).

Cette attitude des oligarques est une nouvelle preuve de leur impudence et de leur cynisme sans bornes. Pour parvenir à ses fins l’oligarchie compte sur le fait que la crédulité et la passivité des peuples ne rencontrent elles-mêmes guère de limites (il semble ainsi que la cote de M. Sarkozy dans l’opinion soit en train de se redresser du fait même de la crise !).

**

Les oligarques font comme si la crise constituait un phénomène inopiné, indépendant de leur volonté et pour lequel ils ne portent aucune responsabilité. Il s’agit là d’un complet subterfuge : la crise est au contraire une conséquence directe des politiques qu’ils conduisent depuis quatre décennies. Chacun de ses aspects – l’endettement des États, la domination exercée par les marchés financiers, les tensions au sein de la zone euro, la dégradation des comptes extérieurs de pays comme la France, la croissance faible et le chômage – est une résultante des politiques suivies. Nous le verrons en nous fondant plus spécialement sur le cas de la France.

  • L’endettement et les déficits publics

La dette publique de la France ne cesse d’augmenter. Elle était de 5 % du PIB en 1980, de 60 % avant la crise de 2008, elle atteint aujourd’hui 84 % et continue de croître. Cette augmentation est une conséquence mécanique du fait que depuis 40 ans, les finances publiques sont chaque année en déficit.

La situation de déficit permanent a elle-même une cause majeure : la France connaît une situation de chômage massif depuis quatre décennies. Celle-ci entraîne à la fois la hausse des dépenses (il faut indemniser les chômeurs) et une baisse des recettes (les chômeurs payant peu d’impôts et de cotisations). La situation de chômage massif résulte pour une grande part de la délocalisation des emplois industriels dans les pays à bas coûts. La délocalisation a elle été rendue possible par la prise de deux décisions au plan international auxquelles ont directement participé les dirigeants européens : l’abaissement continu des droits de douane (dans le cadre des négociations successives du GATT et de l’OMC) et la libération des mouvements de capitaux (voir la  directive de l’union européenne du 24 juin 1988, qui se traduit pas l’article 63 du traité sur le fonctionnement de l’UE).

L’endettement et les déficits résultent également de deux autres phénomènes importants, eux aussi directement liés à des décisions politiques :

– La réduction des impôts pesant sur les hauts revenus et sur les grandes entreprises tout d’abord. Cette réduction est elle-même liée à la libération des mouvements de capitaux, qui a entraîné le déclenchement d’un processus de dumping fiscal européen et mondial. Dans ces conditions, et malgré l’augmentation des prélèvements pesant sur les classes moyennes, le niveau global des prélèvements n’a pas augmenté alors que dans le même temps les dépenses publiques croissaient à un rythme soutenu.

– L’immigration est une autre source de la dette publique. Elle est en effet à l’origine de dépenses publiques considérables (allocations diverses, logement, santé, éducation, délinquance…) alors que les recettes qu’elle engendre sont faibles (les immigrés sont le plus souvent accompagnés de familles dont la charge pèse sur la collectivité ; beaucoup d’immigrés sont au chômage ; ceux qui travaillent cotisent peu parce qu’ils sont souvent clandestins ; enfin les immigrés transfèrent une partie de leurs revenus dans leur pays d’origine).

  • La domination des marchés financiers

La crise met en lumière la puissance des marchés, qui en menaçant de ne plus prêter ou en prêtant à des taux d’intérêts élevés, contraignent les États à appliquer des mesures de rigueur pour retrouver « la confiance des marchés ». Et les oligarques et leurs soutiens, journalistes et plumitifs de tout statut, de dénoncer « le diktat des marchés »… Or ce sont les oligarques eux-mêmes qui ont installé les marchés dans la position de domination qui est la leur aujourd’hui !

– Leur puissance résulte en effet tout d’abord de l’attitude des États qui, en se plaçant en situation d’endettement pour les raisons évoquées plus haut, ont dû faire appel au financement des marchés.

– Elle résulte ensuite des réformes qui ont conduit à interdire le financement du trésor public par la banque de France, contraignant l’État à se tourner vers les marchés pour se financer (cette décision a été prise dès 1973 en France (loi 73-7 du 3 janvier 1973) ; de même le traité sur le fonctionnement de l’union européenne, article 123,  interdit à la banque centrale européenne et aux banques centrales nationales de financer les États).

– La domination des marchés résulte également directement de décisions de libéralisation prises dans les années 80. La plus importante d’entre elles est, encore une fois, la libération des mouvements de capitaux internationaux, qui a rendu possible l’explosion des volumes de capitaux internationaux échangés tous les jours dans une optique de placement et de spéculation.

D’autres décisions très nombreuses ont été prises dans les mêmes années pour libéraliser le secteur financier (par exemple la désintermédiation financière et la création d’un marché monétaire ouvert ; la suppression de l’encadrement du crédit ; la suppression de la séparation des banques de dépôt et des banques d’affaires, la suppression de l’interdiction de rémunérer les comptes de dépôt, ou encore la suppression de l’interdiction de pratiquer à la fois, sur le marché financier, le métier d’opérateur et d’intermédiaire).

– Les déséquilibres commerciaux internationaux contribuent également à expliquer la financiarisation (puisqu’ils procurent aux pays exportateurs nets des avoirs considérables que ces pays cherchent ensuite à placer) : or ces déséquilibres sont pour une part une résultante des délocalisations (les pays ayant délocalisé devant désormais importer ce qu’ils ne produisent plus ; nous ne faisons ici qu’évoquer certaines causes de la financiarisation : il y en a d’autres).

  • Les tensions au sein de la zone euro

Elles résultent pour une grande part de la façon délibérément incomplète et déficiente dont a été conçue l’union monétaire.

L’Europe en effet n’a pas mis en place de coordination des politiques économiques et budgétaires. Certains pays comme l’Allemagne ont pu mener ainsi des politiques de « désinflation compétitive » pour augmenter leurs exportations au détriment des partenaires, lesquels, en situation de monnaie unique, ne peuvent plus recourir au moyen traditionnel de la dévaluation pour rétablir leurs comptes extérieurs. La perte de compétitivité relative des pays déficitaires augmente leur taux de chômage et partant les dépenses publiques et l’endettement.

L’appartenance à la zone euro a permis d’autre part à certains pays de s’endetter massivement à bas coût, l’absence de gouvernement économique européen les dispensant par ailleurs de mener des politiques budgétaires un tant soit peu rigoureuses et durables (cas de la Grèce).

La France et l’Allemagne elles-mêmes n’ont pas respecté les « critères de stabilité » (notamment l’obligation de contenir les déficits publics), sans que les sanctions prévues aient été appliquées.

N’ayant pas prévu d’harmonisation fiscale, l’union européenne a permis le jeu du dumping fiscal, préjudiciable aux finances publiques.

Enfin le grand marché libéral qu’est l’union européenne s’est élargi à de nombreux pays à bas coûts, permettant l’organisation de délocalisations à l’intérieur même de l’Europe, au détriment de l’emploi et des finances publiques dans les pays à coûts « élevés ».

  • Les déficits commerciaux, la faible croissance et le chômage

Ces phénomènes sont là-encore des conséquences directes des décisions évoquées plus avant : la libération des mouvements de capitaux et la baisse des droits de douane ont permis les délocalisations et entraîné par là-même, notamment en France, désindustrialisation, déficits commerciaux, chômage massif et faible croissance (l’Allemagne a, elle, maintenu voire renforcé sa position, mais au détriment de ses partenaires).

**

On le voit, les phénomènes qui aboutissent à la crise avec laquelle l’Europe est aux prises sont une résultante de décisions bien identifiées, adoptées délibérément ces quatre dernières décennies dans une perspective libérale, pour maximiser (avec succès) les profits de la classe dirigeante : baisse des droits de douane, libération des mouvements internationaux de capitaux, délocalisations, mesures de libéralisation de la sphère financière, interdiction du financement du trésor par la banque centrale, baisse de la fiscalité des hauts revenus et du patrimoine, dumping fiscal, élargissement de l’Europe, immigration.

En présentant la crise, pour se défausser, comme un phénomène extérieur, les oligarques cherchent à abuser grossièrement l’opinion (avec malheureusement les meilleures chances d’y parvenir).

Nous verrons dans un article suivant quels sont les objectifs de l’oligarchie face à la crise : sauver la mondialisation ; conserver « l’Europe du libre échange » ; se saisir de la crise comme d’une chance pour accentuer à leur profit les politiques de libéralisation.

Étiquettes : , , , , , ,

44 responses to “Mondialisation, délocalisations, immigration : les oligarques sont les responsables de la crise”

  1. francelibre says :

    Mais bien entendus qu’ils n’ont aucune envie qu’elle s’arrete cette crise car c’est justement ce qui les enrichis en nous faisant payer comme pour l’ecologie et tout le reste c’est de notre faute on doit payer!

    Que tout ca s’effondre mais j’ai bien peur que c’est justement ce qu’iks cherchent pour se presenter en sauveur et nous proposer « mieux »

  2. Stormisbrewing says :

    Ils ne diront jamais la vérité ces pourris de sangsues bien accrochés aux privilèges du système et surtout pour ne pas avoir de comptes à rendre aux Français et continuer à se partager le gâteau !!! 2012 il faudra une révolution pour les chasser du pouvoir, des mairies, de l’assemblée nationale, du sénat, chasser les sangsues technocrates du bunker de Bruxelles A BAS LA DICTATURE !!!
    Ce qui nous attend avec cette Europe http://leweb2zero.tv/video/patatras_0848af306fb5a3b
    Retraites des nababs de Bruxelles http://www.sauvegarde-retraites.org/article-retraite.php?n=574

  3. Denfer says :

    Marine Le Pen sur Sur france5 à 17h40 .

    EMISSION DU DIMANCHE 18 DECEMBRE 2011

    Géraldine Muhlmann reçoit :
    http://www.france5.fr/c-politique/index.php?page=article&numsite=4097&id_article=12215&id_rubrique=4100

    Marine Le Pen est candidate du Front National (FN) à l’élection présidentielle de 2012. Benjamine de Jean-Marie Le Pen et avocate de profession, elle remporte sa première élection en 1998 et devient conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais. Vice-présidente du FN en 2003, les suffrages la conduisent au Parlement européen l’année suivante, et elle y sera reconduite en 2009. Depuis janvier 2011. Auteur de plusieurs ouvrages, elle expose son programme, dans Pour que vive la France, à paraître en janvier 2012 chez Grancher.

  4. leperigourdin says :

    Comme d’habitude, un texte bien écrit et juste de Paysan Savoyard.

    J’aimerais insister sur un point. Paysan Savoyard souligne que le creusement des déficits à une double origine, le dumping fiscal au profit de l’hyper classe et les couts de l’immigration. Ce point recoupe précisément la fracture traditionnelle de la droite patriote entre ceux qui sont très libéraux donc qui ne voudraient pas d’impôts en plus pour les plus riches ou du moins pour qui ce n’est pas une priorité et ceux qui réfutent le coût de l’immigration.

    Il s’agit des deux bras d’une même tenaille. Il faut et c’est impératif que chacun fasse un pas vers l’autre.
    Les premiers doivent admettre que même à l’intérieur d’un pays on ne peut supporter un enrichissement sans limite même si il est le fruit d’un travail forcené, les deuxièmes doivent admettre que le coût économique de l’immigration est désastreux donc qu’un retour au bled est impératif et que les taxes sur le travail doivent être mesurées.

    C’est donc sur deux jambes que les mouvements patriotes doivent marcher, la première est la taxation du capital, des produits étrangers; la deuxième le renvoie de plusieurs millions d’allogènes.

  5. eskimo comvouzémoi says :

    Vraiment un excellent article économique, monsieur le Paysan Savoyard. La mise en concurrence des travailleurs européens avec ceux chinois payés vingt fois moins chers ne pouvait que conduire à la crise de la dette actuelle.

    Les responsables sont nos élites qui nous ont promis la prospérité avec leur Europe ultra libérale et ouverte aux quatre vents.

  6. royco says :

    Dimanche 18 décembre 2011
    17:43 : Marine Le Pen sur France 5

    Marine LE PEN est l’invitée de l’émission « C Politique » sur France 5.

  7. Seroplex says :

    L’Europe entière va s’écrouler comme un château de cartes, les pays vont faire faillite les uns après les autres.

    La Grèce n’est que le début

  8. Le Chiffre Le Fer says :

    Belle tribune signée Paysan Savoyard, une fois de plus.

  9. franckybbr says :

    Par rapport au dessin la dette est aujourd’hui de 1646 Milliard d’euro pour 65 Millions de Français soit 25300€ par Français .Et si on compte par les 36 Millions de foyers fiscaux ,ça fait 45700Euros!!!
    Et si on compte par foyer imposable soit 15.7 millions,la note s’élève à 105 000 €!!!

    Tout ça pour dire que c’est pas remboursable sans forte d’évaluation de la monnaie.

  10. Denfer says :

    Dette publique de la France :

    Dette publique par habitant :

    http://cluaran.free.fr/dette.html

  11. WhiteBerry says :

    Quel plaisir de retrouver les tribunes de « Paysan savoyard », il a réussi à resister à l’attaque des Hackers, tant mieux.

  12. olrik67 says :

    bon 105000 euros de dette par personne ca fait 300 euros^par mois sur 30 ans

  13. Phenix17 says :

    « décisions bien identifiées, adoptées délibérément ces quatre dernières décennies dans une perspective libérale, pour maximiser les profits de la classe dirigeante : (…), délocalisations, (…), dumping fiscal, (…) , immigration. »

    L’idée que l’immigration rendrait les plus riches encore plus riches ne tient pas debout car la tiers-mondisation provoque un appauvrissement général. Les ploutocrates auraient intérêt à ce que l’argent public aille dans leur poche et non dans celle des immigrés. D’ailleurs, ce ne sont pas les ploutocrates qui possèdent les médias et qui diffament et poursuivent en justice les nationalistes européens anti-immigration.

    (à moins qu’on parle spécifiquement de milliardaires juifs comme Soros et des associations qu’il subventionne… C’est clair que parmi les milliardaires, il y a un activisme juif qui prône le libéralisme économique et s’oppose au patriotisme économique des pays blancs.)

    L’idée que la délocalisation des industries rendrait les plus riches encore plus riches ne tient pas debout non plus. Même si individuellement, chaque propriétaire d’usine a intérêt à délocaliser son usine en Chine, on se doute bien qu’à peu près tous les propriétaires d’usine deviennent perdants si toutes les usines sont relocalisées en Chine. Relocaliser en Chine est une bonne idée à condition qu’on soit le seul à le faire, ou qu’on soit seulement un petit nombre à le faire. Ça ne peut pas être un bonne chose pour les ploutocrates que les sociétés et économies occidentales soient détruites par une politique généralisée de délocalisation.

    « La dette publique de la France ne cesse d’augmenter. Elle était de 5 % du PIB en 1980, de 60 % avant la crise de 2008, elle atteint aujourd’hui 84 % et continue de croître. »

    C’est le même problème que pour l’immigration. Chez les gauchistes, le terrorisme intellectuel incite à faire de la surenchère immigrationniste. C’est le plus irresponsable qui gagne à chaque fois. C’est comme dans le parlement soviétique, où il ne fallait surtout pas être le premier à arrêter d’applaudir un discours. Résultat: ça pouvait durer très très longtemps. Cette surenchère ne concerne pas seulement l’immigration, mais aussi la politique budgétaire. Les activistes judéo-gauchistes bloquent le système, et il n’y aura pas de réforme tant qu’il restera possible de s’endetter davantage.

  14. iPidiblue says :

    Prétendre que les multimilliardaires ne sont pas beaucoup plus riches aujourd’hui qu’en 1900 est un mensonge radical … les hyper-riches sont les premiers bénéficiaires du capitalisme mondialisé !

  15. PèreDupanlou says :

    Cette époque très troublée , de pré-chaos pourrait on dire , se présente sous les meilleurs auspices pour l’instauration du fédéralisme européen (même si certains pays quittent cette union contre nature , il en restera bien 5 ou 6 pour la poursuite de cette utopie) et de la dictature financière des marchés ; le FESF n’est qu’une étape , le MES l’année prochaine sera l’aboutissement de cette volonté d’asservir les peuples au remboursement de la dette perpétuelle .
    Le pire est qu’une grande majorité des citoyens-contribuables ne s’en rend pas compte et acceptera , lâchement soulagée , ces « solutions-de-la-dernière-chance » croyant échapper aux tourments qu’elle endurera malgré tout pour longtemps .
    Oui cette époque est la plus propice à la mise en place de « règlements » et nouveaux traités plus scélérats les uns que les autres ; sauvons l’euro = sauvons le système bancaire , tant pis pour le plus grand nombre des français qui continuera à se faire dépouiller pour le 1% oligarchique (propriétaire des banques pardi !)

  16. gigi-3 says :

    Et tout ce train de libéralisation des économies ont été approuvées, applaudies par les socialos et autres gauchards ! S’agit de préparer le grandiose gouvernement mondial dont l’ONU n’est qu’une pâle esquisse. « Concomitamment », comme disent nos compatriotes africains de plus en plus nombreux, il faut parvenir à la fin des souverainetés nationales, bref des nations, et ce qui va avec, de leurs histoires respectives, donc des mémoires collectives des peuples, et leur corollaire, les âmes collectives, l’attachement à la mère patrie, terre ancestrale. Le but étant de parvenir au déracinement généralisé des peuples, en commençant par les plus « méchants » : les européens, anciens colonialistes et esclavagistes. Pour y parvenir, immigrationnisme et repentisme à tous les étages.
    Atroce quand on en est conscient. Mais il semble que les braves fds dans leur grande majorité ne le perçoivent pas ainsi, puisqu’ils veautent et veauteront toujours pour les mêmes, avec la même stupidité moutonnière ou devrais-je dire, vu leur conditionnement pavlovien permanent par les medias, canine. Des veaux méritent-ils de survivre ? Seulement à proportion de leur volonté.

  17. tangosierra74 says :

    Des présentations simples et en images de cette crise de la dette :

    et

  18. Phenix17 says :

    @iPidiblue : Ce qui a enrichi les capitalistes depuis 1900, ce n’est pas l’immigration ni les délocalisations.

  19. Clea Mounette says :

    Mario Monti n’est ni le sauveur de l’Italie ni même libéral : seulement un cynique lobbyste.
    http://zebuzzeo.blogspot.com/2011/12/mario-monti-nest-ni-le-sauveur-de.html

  20. iPidiblue says :

    Bien entendu que si l’immigration sauvage et les délocalisations au bout du monde ont énormément enrichi un certain nombre de détenteurs du capital !

  21. Phenix17 says :

    iPidiblue : « l’immigration sauvage et les délocalisations au bout du monde ont énormément enrichi un certain nombre de détenteurs du capital ! »

    tout en appauvrissant globalement les détenteurs du capital.

  22. Michel says :

    Bon résumé.
    Concernant l’attitude passive des peuples européens face à l’oligarchie, un professeur d’économie chinois appelle cela : le syndrome du larbin.
    L’extrait a été diffusé sur FDS je pense;

  23. iPidiblue says :

    Vous pensez peut-être que ceux qui emploient des immigrés en situation irrégulière vont défiler dans les rues pour demander l’arrêt de l’immigration ?
    Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi les ténors du journalisme qui passent dans tous les médias ne demandent jamais l’arrêt de l’immigration ? Intéressez-vous alors au personnel qu’ils emploient dans leurs résidences principales et secondaires …

  24. Phenix17 says :

    C’est eux, les détenteurs du capital ? Les ténors du journalisme qui emploient des jardiniers et des boniches immigrées ?

  25. iPidiblue says :

    A 100 000 euros par mois voire plus, on n’est plus dans les catégorie des cadres moyen-supérieur !
    On est effectivement dans le 1% de la super-classe qui détient tous les leviers du pouvoir de fait.

  26. iPidiblue says :

    Votre erreur Phenix c’est de croire à une espèce de complot de quelques dizaines d’individus style groupe Bilderberg ! Mais si ces gens-là n’avaient pas des relais dans la société une véritable strate sociale fortement structurée ils ne pourraient pas avoir une telle influence !
    C’est comme le comité central en URSS et le PC-URSS !
    Bien entendu que toujours ou presque c’est l’intérêt financier qui domine les motivations des individus sauf quelques exceptions !

    Croyez-vous que si la solde n’était pas bonne l’armée américaine serait aussi forte ? Armée de mercenaires comme toutes les armées modernes.

  27. DANY says :

    « Les familles doivent être prêtes au pire », titre un article du Daily Mail

    http://conscience-du-peuple.blogspot.com/2011/12/les-familles-doivent-etre-pretes-au.html

  28. Allalimite says :

    Il y a un plafond de verre pour ce qui est des rémunération, qui est autour des 3/4000 €. Pour passer ce seuil, il faut collaborer et faire le sale boulot, du style ressources humaines etc, et là les rémunérations montent très haut, il n’y a plus de limite.

    La corruption des cadres dirigeants se fait souvent via l’intéressement direct aux licenciements boursiers.

  29. DANY says :

  30. DANY says :

    Je me suis trompée de vidéo

  31. DANY says :

    en fait je ne me suis pas trompé et meme si vous savez ce qui ce passe c’est une très bonne vidéo à voir jusqu’au bout

  32. vikking says :

    Excellente tribune de PAYSAN SAVOYARD, car tout y passe.
    Comme quoi, élever des vaches sur les alpages de haute-savoie, cela permet de réfléchir. lol

    Tout d’abord, les délocalisations ou pire, la concurrence des pays à bas coût, qui met aux chômage, ou dans la précarité, des millions de nos concitoyens.

    Ensuite, l’augmentation des dépenses sociales dues au chômage de masse, et aussi à l’immigration, 40 milliards par an.

    La baisse massive des recettes fiscales. Depuis 1999, la France a perdu plus de 120 milliards par an en recettes fiscales et sociales. Merci les allègements de charges des 35 heures, et les baisses d’impôts pour les plus riches.

    Enfin, la loi Pompidou de 1973, qui nous oblige à emprunter sur les marchés financiers. Ce qui nous a déjà coûté 1 300 MILLIARDS d’intérêts.

    Depuis 1999, nous aurions pu économiser 500 milliards sur l’immigration.
    1 000 milliards sur les allégements de charges et baisses d’impôts.
    Depuis 1973 c’est 1 300 milliards d’économies.
    2 800 milliards d’économies en tout.

    Sans tout cela, la France serait assise sur un tas d’or et pourrait investir massivement dans la recherche et le développement.

  33. ben says :

    « Les oligarques », c’est le mot politiquement correct et autorisé pour ne pas dire les…

  34. dude the first says :

    Si l’immigration européenne des années 50et 60 a été une chance pour la France l’immigration maghrébine et africaine nous coute cher ….!!(avec toute la redistribution sociale mise en place depuis les années 1970 et avec la sortie des devises hors de France )
    en EURO constant en faisant une moyenne sur ces 40 dernières années considérant que le solde négatif est à croissance exponentielle surtout ces
    10 dernières années …..on a 40 milliards x 40 ans soit 1600 milliards !!
    à mon avis elle est là la dette ….. !! mais c’est pas politiquement correcte
    d’en parler ….la propagande de » l’idéologie » veille ……!!

  35. Phenix17 says :

    « Votre erreur Phenix c’est de croire à une espèce de complot de quelques dizaines d’individus style groupe Bilderberg ! »

    L’idée que je soutenais sur ce topic, c’est seulement que ce 1% de gens les plus riches n’a aucun intérêt financier à déménager toute l’économie occidentale en Chine, ni à faire venir toute l’Afrique en Europe.

    Quant aux Juifs, leur activisme immigrationniste n’a rien à voir avec la défense de leurs intérêts financiers.

  36. Père Nation says :

    leperigourdin says :18/12/2011 à 09:57
    Comme d’habitude, un texte bien écrit et juste de Paysan Savoyard.

    J’aimerais insister sur un point. Paysan Savoyard souligne que le creusement des déficits à une double origine, le dumping fiscal au profit de l’hyper classe et les couts de l’immigration. Ce point recoupe précisément la fracture traditionnelle de la droite patriote entre ceux qui sont très libéraux donc qui ne voudraient pas d’impôts en plus pour les plus riches ou du moins pour qui ce n’est pas une priorité et ceux qui réfutent le coût de l’immigration.

    Il s’agit des deux bras d’une même tenaille. Il faut et c’est impératif que chacun fasse un pas vers l’autre.
    Les premiers doivent admettre que même à l’intérieur d’un pays on ne peut supporter un enrichissement sans limite même si il est le fruit d’un travail forcené, les deuxièmes doivent admettre que le coût économique de l’immigration est désastreux donc qu’un retour au bled est impératif et que les taxes sur le travail doivent être mesurées.

    C’est donc sur deux jambes que les mouvements patriotes doivent marcher, la première est la taxation du capital, des produits étrangers; la deuxième le renvoie de plusieurs millions d’allogènes.
    —————————————————————————————-
    C’est intéressent ce que vous dites mais la fracture que vous présentez n’a pas lieu au sein de la droite patriotique, c’est la fracture entre la droite libérale (on peut même dire ultra-libérale) Sarközyste et la droite patriotique. La droite libérale a besoin d’immigration, c’est la nouvelle main d’œuvre prête à travailler pour moins cher dans n’importe quelles conditions. Une forme de délocalisation sur place. C’est l’hyper classe qui en tire tous les bénéfices tandis que le peuple en subit toutes les nuisances. Les déficits fiscaux qui en résultent sont à charge du peuple. Pour ce qui est de l’autres volet de la question, la taxation des riches. Une question au parfum marxiste. MLP n’est pas pour une taxation à outrance des riches soyons clairs, d’une part elle est consciente du fait que dans un système mondialisé, une taxation trop lourde ferait fuir les capitaux et les investisseurs vers d’autres pays, ce qui conduirait à une catastrophe dans la conjoncture actuelle.
    Par contre il faut rétablir une certaine justice, il n’est pas concevable qu’une multinationale puisse s’arranger pour ne pas payer d’impôts comme il relève d’une justice sociale basique qu’un riche contribue d’avantage qu’un pauvre. Il faut maitriser le capitalisme en le soumettant aux intérêts nationaux. L’idéologie ultralibérale revient à lâcher le fauve prédateur dans la nature
    Le rétablissement du cadre national (frontières, taxes de douane, suppression de la double nationalité…) conduira automatiquement vers cet ajustement.
    Il faut ajouter une chose à l’analyse du Paysan Savoyard, c’est le rôle de l’euro, monnaie artificielle crée en dépit de toute règle monétaire basique. Trop élevé – sans moyens d’ajustement – il nous prive de notre compétitivité ce qui conduit à la stagnation de la croissance, ce qui se traduit par des rentrées fiscales trop faibles et donc à l’augmentation des déficits. Le ratio de la dette par rapport au PIB augmente doublement, du à la baisse de rentrées fiscales et à la contraction de nouvelles dettes pour combler les déficits. Au delà de 100% d’endettement une spirale infernale s’installe qui conduit à la faillite. L’euro est encore une manœuvre oligarchique direz vous, oui encore une !

  37. Natrép says :

    La situation de chômage massif résulte pour une grande part de la délocalisation des emplois industriels dans les pays à bas coûts.

    Pas du tout.
    Le chômage massif en France résulte d’une grande part de la rigidité du marché du travail français, de l’inadéquation de la formation avec l’offre du marché du travail et de la fiscalité excessive.

    Sinon, j’aimerais bien que l’on explique pourquoi la France est bien plus mal classée que d’autres pays européens du point de vue du taux de chômage sans faire intervenir de considérations internes. 😐

    En ce qui concerne le libre-échange, il faut savoir que contrairement à ce qu’on nous raconte, l’Union européenne est très… protectionniste : http://www.capital.fr/enquetes/economie/protectionnisme-l-europe-se-fait-elle-avoir-par-l-asie-et-l-amerique-634276 (article très factuel à lire absolument).
    J’avais fait des recherches par moi-même et trouvé cet article ; je me demande si Zemmour et d’autres ont vérifié ne serait-ce qu’une fois leurs dires sur l’« Europe libre-échangiste », parce qu’il apparaît que c’est complètement faux !

  38. Père Nation says :

    Sinon, j’aimerais bien que l’on explique pourquoi la France est bien plus mal classée que d’autres pays européens du point de vue du taux de chômage sans faire intervenir de considérations internes.
    ————————————————————————————–
    Elle est plus mal classée puisqu’elle avait un potentiel industriel plus important que les autres, excepté l’Allemagne qui est un cas particulier qui parvient à exporter au sein de la zone euro. Les autres pays comme la Belgique, les Pays Bas ou la Grande Bretagne n’avaient déjà pas beaucoup d’industrie avant l’instauration du libre échange européen, leur économie est basée sur les échanges et les banques.
    Les deux principales causes de chômage de masse en France sont la désindustrialisation et l’immigration, l’argument d’un manque de compétitivité et d’une inadéquation des formations est typique de cette propagande européiste qui tend a cacher les problèmes qu’elle a crée.
    En ce qui concerne la compétitivité nous ne pouvons pas être compétitifs avec une monnaie aussi forte que l’euro. Pour la formation, le marche de l’emploi tend vers une hyperspécialisation. Or il n’existe pas de formations pour un tel niveau de spécialisation, la formation c’est l’emploi. Donc pour être formé il faut trouver un travail qui n’existe pas. L’art de mentir et de manipuler.

  39. Boreas says :

    Natrép says : 18/12/2011 à 15:35

    « La situation de chômage massif résulte pour une grande part de la délocalisation des emplois industriels dans les pays à bas coûts. »

    « Pas du tout. »

    —————-

    Ben voyons. Votre super-article de Capital qui s’appuie sur les déclarations de Pascal Lamy et compare des subventions et taxes qui ne sont pas comparables en raison du dumping salarial… Bref. Vous êtes bel et bien un propagandiste du libre-échange mondialisé, merci de cet aveu.

    En réalité, l’Union européenne est bel et bien ouverte à tous les vents :

    http://www.senat.fr/rap/r05-120/r05-1206.html

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110511trib000621157/protectionnisme-bruxelles-ne-veut-plus-etre-le-dindon-de-la-farce.html

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/11/11/04016-20101111ARTFIG00522-l-europe-veut-proteger-ses-marches-publics.php

    http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:yzLm7JIRDRwJ:fortune.fdesouche.com/28041-mondialisation-delocalisations-dumping&cd=1&hl=fr&ct=clnk

    http://slovar.blogspot.com/2011/03/le-scandale-des-delocalisations-non-la.html

    http://www.marianne2.fr/Un-chomeur-europeen-sur-deux-doit-remercier-le-libre-echange_a181379.html

    http://www.protectionnisme.eu/Contre-les-tabous-indiscutes-par-Maurice-Allais_a127.html

    Sans oublier le NAIRU, qui confirme ce qu’écrit Paysan Savoyard :

    http://claude.rochet.pagesperso-orange.fr/EU/euro/euro.html

    http://lenairu.free.fr/

    En résumé :

    http://archives-fr.novopress.info/43356/la-fallacieuse-theorie-du-libre-echange-et-la-diabolisation-du-protectionnisme/

  40. leperigourdin says :

    @ Boréas

    Arrêtez d’inonder de lien, @Nat Rep appartient à la catégorie de patriote qui ne veut pas voire.

    @ Pere Nation

    Intervention interessante. Où placez vous notre ami Nat Rep justement ?

    Sinon ma distinction est entre natio – socialiste et natio- libéraux avec des nuances.

  41. Imperator. says :

    Bonne tribune, comme d’hab’

    Article sauvegardé.

    Natrép says : 18/12/2011 à 15:35

    « Le chômage massif en France résulte d’une grande part de la rigidité du marché du travail français, de l’inadéquation de la formation avec l’offre du marché du travail et de la fiscalité excessive. »

    C’est pas faux, mais il n’y a pas que cela, ce n’est pas la cause première, et PS le rappelle bien.

    Quant à l’UE « protectionniste », cela relève de la plaisanterie. Oui bien sur, via les normes, c’est du « protectionnisme »… LOL!!! Heureusement qu’on les a, ces normes, surtout en matière alimentaire! Bref, ne dites pas n’importe quoi.

%d blogueurs aiment cette page :