Valence : Un gang de faux ramoneurs sévit-il dans la Drôme ?

Samedi un jeune homme se présente au domicile d’un homme âgé de 90 ans, il explique qu’il est ramoneur. Après une furtive et pseudo-intervention, le jeune homme présente une facture excessivement chère que le nonagénaire paye. En quittant les lieux le jeune s’empare d’une sacoche.

Rapidement sur le secteur, les policiers interpellent un individu. En multipliant leurs investigations, et en consultant les documents, les enquêteurs identifient des victimes du jeune voleur, à Valence, Nice, Toulouse… Il agirait suivant un même mode opératoire, le porte à porte, et ciblerait les personnes âgées, plus vulnérables…

L’enquête devra déterminer si ce jeune homme appartient à un gang de faux ramoneurs qui frappe le Sud de la France depuis de nombreuses années… En effet, en 2007, devant le tribunal correctionnel de Nîmes, 13 personnes d’une même famille vivant dans de luxueuses villas. Les policiers avaient découvert que ce réseau exploitait une soixantaine de jeunes SDF, forcés à effectuer un travail de ramoneur et à faire main basse sur les bijoux. Des jeunes personnes qui vivaient alors dans des caravanes à Nîmes (Gard). (…)

Placé en garde à vue samedi, le faux ramoneur, qui vit également dans une caravane installée à Nîmes, a été remis en liberté dimanche.

Le Dauphiné

(Merci à Jean Bart)

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15 responses to “Valence : Un gang de faux ramoneurs sévit-il dans la Drôme ?”

  1. adamastor says :

    J’aime bien cette trouvaille : « un jeune homme vivant dans une caravane »!

  2. pipette says :

    « 13 personnes d’une même famille vivant dans de luxueuses villas »

    Je vous rassure, les villas « gateaux » comme on les appelles sont toujours la, avec des terrains au bord de l A9 entre Nimes et Montpelllier, a coté de la ZI de st cesaire, il suffit de voir les terrains que personne ne voulait, une maison
    immense, et surtout toutes les caravanes autour…souvent, la maison ne sert
    que pour les repas, et rassemblement, ils vivent dans la caravane puccini
    double essieux et climatisé!
    je ne parle meme pas des voitures…car on sait tous que pour tirer ce genre
    de caravane une vieille 205 suffit!

  3. ichnusa says :

    s’il avait tué le papy, il aurait peut etre passé la nuit au poste ?

  4. NONO says :

    commentaires clos sur le dauphiné
    commentaires jamais ouverts

  5. marcel says :

    Un des ramoneurs s’ appelle Frédéric Mitron mais il ne s’ occupe pas de cheminée : il procède à des ramonages rectaux .

  6. DESOUCHENAUTE says :

    Un ROMANEUR je suppose ?

  7. henri says :

    « Placé en garde à vue samedi, le faux ramoneur, qui vit également dans une caravane installée à Nîmes, a été remis en liberté dimanche »

    ichnusa says : 20/12/2011 à 11:39

    s’il avait tué le papy, il aurait peut etre passé la nuit au poste ?

    @ichnusa :
    excellent !!

  8. Bouc du Rove says :

    Un gang de faux ramoneurs sévit-il dans la Drôme ?”

    ————————————————————————–
    Un vrai ramoneur solitaire sévit au Carlton de Lille ,au Sofitel de NY et dans le quartier de la place des Vosges………..

  9. PèreDupanlou says :

    Faux ramoneurs , émoussage des toitures … une spécialité très prisée par Jean-du-Voyage ; j’ai eu une embrouille une fois entre Carcassonne et Narbonne (à hauteur de la « montagne » d’Alaric) ils voulaient (ils étaient 2) que j’emboutisse leur fourgon en se mettant devant moi et donnant de grands coups de frein ! Sur le côté du fourgon était indiqué : ramonage – services .

  10. France réveille toi says :

    Remis en liberté, on ne s’en serait pas douté.

  11. langloys says :

    Ayant travaillé dans ce secteur d’activité,je peux vous expliquer en détail le mode opératoire de ces ramoneurs! Après avoir lu l’article,je suis convaincu que cet homme travaille pour la Famille « Jovanovitch » basé à Nîmes dans le quartier St-Césaire dont hélas je fus également exploité en étant sdf a l’époque! La famille « jovanovitch » appartient à la communauté des gens du voyage et possède de luxueuses villas ainsi que de grosses berlines allemandes….Chaque membres de la famille possèdent à sa disposition de 5 à 10 sdf recrutés principalement dans les gares et dans les foyers…On les parques dans une modeste caravane généralement pourrie et insalubre,et un d’entre nous (souvent le plus vieux) est chargé de faire la cuisine,le commis,bref « la boniche »! Les autres sont envoyés au travail,c’est à dire à démarcher les gens en porte à porte et gare à vous si vous n’aviez pas votre quotas de cheminée en fin de journée! j’ai vu par moi même des sdf se faire tabasser régulièrement…..En général nous étions en équipe de deux,un « chineur » (baratineur) et le ramoneur…le montant de la facture s’élevait à l’époque de 80 euros pour une cheminée pour un quart d’heure de travail…il n’était pas rare pour certains d’entre nous de faire deux ou trois cheminées chez une même personne en une heure: donc 80 euros multiplié par 3=240 euros!! un bon chineur à l’époque rapportait en moyenne 10 cheminées en fin de journée soit 800 euros… chaque équipe possédait en gros 5 chineurs donc 800 multiplié 5=4000 euros par jours rapporté a son patron….Les entreprises étaient enregistrés au registre du commerce et de l’artisanat avec un numéro de siret car nous étions souvent contrôlés par la police dans chaque ville mais nous avions aucunes fiches de paie,nous étions payés en espèce en fin de semaine soit 8 euros/la cheminée!! ce n’est plus ni moins du travail dissimulé…Le plus gros chiffre d’affaire se faisait à Paris jusqu’a Décembre et en fin d’année les ramoneurs travaillent dans le sud dans les différentes grandes villes à proximité de Nîmes (Marseille,Montpellier,Toulouse,Valence,Avignon etc…) Voici un article de journal que j’ai trouvé à l’époque ou je travaillais pour eux!!DES PEINES de quatre et trois ans de prison ferme accompagnées de mandat de dépôt et de 1,5 million d’euros d’amende ont été requises vendredi soir à l’encontre des cinqprincipaux responsables du gang des Ramoneurs. Treize d’entre eux ont comparu devant le tribunal correctionnel de Nîmes pour « maltraitance d’êtres humains, soumission de plusieurs personnes vulnérables à des conditions de travail indignes, association de malfaiteurs, blanchiment et travail dissimulé ». La particularité de ce réseau : ils sont tous membres de la famille Jovanovitch et exploitaient des marginaux recrutés dans des gares et des foyers de Paris, d’Ile-de-France et de Marseille. Un trafic qui aurait rapporté près de 1,7 million d’euros à ce clan issu de la communauté des gens du voyage, habitant de somptueuses villas en périphérie de Nîmes. Parqués dans des camps En avril 2005, une opération dirigée par le groupement d’intervention régional (GIR) de Montpellier a permis de découvrir ce réseau qui exploitait une soixantaine de SDF en région parisienne. Les victimes devaient effectuer un travail de ramoneur pour un salaire modique. Ils étaient parqués dans deux camps situés dans l’Essonne, à Brétigny-sur-Orge et Boissy-sous-Saint-Yon. « Ils vivaient dans des conditions déplorables, devaient travailler six jours sur sept et gagnaient en moyenne 8 par jour. Après leur journée et le dimanche, ils étaient sous surveillance et ne pouvaient pas sortir des camps, expose le président Panzani. Ils auraient été maltraités, et des coups auraient été portés lorsqu’ils ne nettoyaient pas assez de cheminées. » Les individus mis en cause réfutent les accusations. Le président précise : « Vous viviez avec 600 d’allocations familiales par mois et vous avez réussi à acheter une villa. En plus, vous disposiez de 90 000 sur votre compte, plus 30 000 en liquide cachés dans votre maison. Sans compter quatre comptes bancaires à votre nom en Espagne avec des dizaines de milliers d’euros chacun. D’où provient cet argent ? » A la barre, l’épouse d’un des accusés rétorque, en espagnol : « Mon père, qui était chanteur, m’a donné des sous. C’est un héritage. » Les avocats de la défense ont accepté les accusations sur le travail dissimulé, mais estiment que les infractions liées à la maltraitance d’êtres humains sont infondées. L’affaire a été mise en délibéré au mois de juin.

  12. lansquenet says :

    Ah les gens du voyage « français », pas les Jovanovic qui sont plutôt Europe de l’Est.

    Je me souviens d’un accident ou un type était passé au travers d’un toit de grange lors d’une opération de démoussage.
    L’enquête avait permis de démontrer que l’employé (non déclaré) avait été récupéré dans un foyer Emmaus, que le M2 de toiture était facturé 20 francs = 1 pour l’ouvrier et 19 pour les GDV.
    Sur 8 mois ils avaient engrangé 600 000 francs (près de 100 000 Euros)
    Pas de déclaration à l’embauche, pas d’impôt, pas de TVA bref que du benef.
    Après cela on peut comprendre que lors de la fouille de la caravane des photos de vacances à Megève aient été retrouvées.
    Ah l’employeur était un de leur pasteur, vous savez ceux que l’on voit à la TV nous dire qu’ils aiment Jésus et qu’ils sont sur la voie de la rédemption.
    GDV = Population de daube

  13. toto says :

    Ce coup ci on est sûr que dsk n’est pas impliqué 🙂

  14. langloys says :

    A Lansquenet: la famille Jovanovitch est originaires de l’Europe de l’est effectivement mais les membres parlent en espagnol et sont Bronzés comme eux!! Ne te fatigue pas,je sais que cest’eux qui ont embauché ce pauvre sdf qui s’est fait arrêter à Valence! Malgré qu’ils ont eux énormément d’ennuis judiciaires et de peines de prisons,ca ne les empêche pas de recommencer et de recruter d’autes sdf pour monter leur affaire!! Ils ne savent faire que ca et d’ailleurs j’ai encore de temps en temps des contacts avec mon ancien patron qui n’arrête pas de me harceler pour que travaille chez lui…t’inquiète je saurais bien tôt ou tard,si c’est sa communauté qui est derrière tout ca,mais vu les éléments apportés sur cet article,je suis sur à 100%………

  15. syvik says :

    Les ramoneurs ont fait une nouvelle victime: Delanoé est sorti souriant de sa mairie de Lutèce….

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