La grande correction : et si 2011 était la fin de la croissance entamée avec la révolution industrielle ?

Certaines voix commencent à s’élever pour dire que la croissance économique sur laquelle repose l’équilibre de nos sociétés n’aurait en fait été qu’une parenthèse à l’échelle de l’histoire de l’humanité. Un cycle de 250 ans généré par une énergie abondante et bon marché. Mais ne sommes nous pas en train de nous heurter aux limites de la planète ?

Depuis le XXe siècle, la population des pays développés considère le progrès et la croissance du PIB comme acquis. Moyennant quoi, les gouvernements se sont endettés pour financer des dépenses et des politiques fiscales favorables à la croissance et comptant sur cette croissance future pour rembourser et pour s’en sortir. Idem pour les entreprises et les ménages. Tout le monde est accro à la croissance. Mais qu’est ce qui génère réellement la croissance ? L’innovation ou les ressources dont nous disposons ? Et si le cycle de croissance entamé avec la révolution industrielle était avant tout attribuable [à] une énergie abondante et bon marché ?

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67 responses to “La grande correction : et si 2011 était la fin de la croissance entamée avec la révolution industrielle ?”

  1. Le Chiffre Le Fer says :

    @Imperial W

    Je lis bill bonner sur la chronique agora depuis 2003 et à l’époque il prédisait déjà la situation actuelle (voir son bouquin de 2004 L’inéluctable faillite de l’économie américaine ou bien L’empire des dettes).
    J’ai fait lire ses articles à un pote prétendument calé en économie, il m’a insulté de tous les noms en prétextant que bill racontait n’importe quoi. Pour moi ça confirme donc mon intuition, à savoir que les « économistes » sont plein d’orgueil et que bill est donc dans le vrai.

  2. Liberté pour la France ! says :

    Ce que j’ai voulu dire, c’est qu’autrefois, pour avoir un renseignement, pour comparer, pour s’instruire, il fallait se déplacer chez le marchand de journaux, ou aller en bibliothèque, acheter des encyclopédies de 150 kg qui étaient dépassées au bout d’un an… Seuls les riches avaient des encyclopédies qu’il couvaient du regard.

    Aujourd’hui, avec l’informatique et Internet, le téléphone portable, vous avez tout sous la main et tout de suite. Vous pouvez vous instruire comme aucune génération n’a pu le faire. Moi qui n’ai pas connu cela lorsque j’étais collégien ou étudiant, je suis un peu jaloux. Actuellement, je m’instruis comme un gosse, mais c’est tard ! Je suis persuadé que les échanges (inimaginables jusqu’alors) d’informations (au sens le plus large possible) feront que vous serez plus intelligents que nous. Cela fera, par exemple, que vous pourrez économiser les ressources naturelles et rationaliser leur utilisation comme aucune génération n’a pu le faire jusqu’à vous et progresser dans tous les domaines du savoir, donc l’intelligence, qui est en grande partie collective, progressera. Il y aura, il y a une synergie de progrès qui le rend et le rendra exponentiel. L’intelligence est, en partie, collective.

    La problématique économique n’a aujourd’hui pratiquement plus rien à voir avec celle que j’ai connue. Lorsque l’automobile était réservée aux plus fortunés, les différences de niveau de vie étaient beaucoup plus « cuisantes » qu’elles ne le sont aujourd’hui. Celui qui allait à mobylette enviait celui qui roulait en « dauphine » (une « dauphine » qui après avoir parcouru 100 000 km était une épave…), l’avion était réservé aux vraiment riches… et celui qui roulait en dauphine rêvait de pouvoir au moins une fois dans sa vie, faire un baptême de l’air de 30 mn… Celui qui roulait en mobylette ne rêvait même pas de baptême de l’air. Que c’est loin tout ça !

  3. Kantz says :

    La dette énergétique n’est pas impossible à résoudre, mais demande une adaptation.
    Il ne faut plus chercher à satisfaire nos envie « quand je veux, ou je veux », tels des gamins capricieux.
    Nous ne devons plus chercher à être « comme des dieux », tout puissants, maître du temps, de la, distance, de la vie et de la mort.

    Nous devons apprendre à recevoir.

    Nous devons apprendre à utiliser l’énergie du vent, de l’océan, des fleuves, du soleil, quand elle nous est offerte.

    En changeant nos modes de consommation d’énergie, et en développant à outrance les énergies renouvelables, nous pouvons avoir en France, plus que dans d’autres pays,une belle vie.
    Il faut juste que le climat ne devienne pas catastrophique, et que l’on ne nous vole pas notre terre, celle que nos anciens nous ont laissé.

    – fin du chauffage électrique
    – fin de la clim dans les maisons et les voitures (sauf hopitaux et maisons de retraite)
    – relocalision de l’économie. Suppression de 80 à 90 % des véhicules routiers. Plus de fruits d’argentine ou du Maroc, de jouets chinois.
    Moins d’objets.

    – photo-voltaïque, de bonne qualité, fabriqué en France, sur 1/4 des toits.
    -éolienne et moulins à vents partout où c’est possible.
    (Les éoliennes sont bien plus jolies et gracieuses que les zones commerciales modernes)
    – moulins à eau à roue à aubes.
    -hydroliennes en quantité mesurée au large de nos côtes.
    – vélo d’appartement pour les ados qui veulent jouer à la xbox
    (tu ne pédales pas, pas d’énergie électrique, pas de zombies…)

    Et dire clairement, explicitement aux africains et autres habitants de pays à forte natalité :
    <>

  4. Hades says :

    @Liberté pour la France !

    Je n’ai pas connu internet pour mes études et j’avoue que cela m’aurait bien aidé à l’époque ne serait-ce que pour ne pas gober passivement ce qu’enseignent les profs et plus généralement ce qu’enseigne « le système ». Avec internet le savoir est partagé et non plus confisqué par une minorité de bourgeois. Mais attention néanmoins, il a été démontré que les « idiots » n’utilisaient pas internet pour se cultivaient davantage mais pour se distraire toujours plus. Ce n’est pas par ce que la connaissance est disponible que les gens vont aller vers elle naturellement.

    @d⚜berv⚜lle says :
    « Ajoutez à cela l’impuissance, l’aboulie des pays vieux (surtout pas faire d’enfants ça pollue, il faut décroître!) et l’invasion africaine continuera de plus belle (car il faut maintenir « des conditions permettant d’être heureux ») »

    Si les africains viennent, c’est plutôt à cause de votre idéologie de croissance capitaliste et du « toujours plus ». Toujours plus d’immigrés pour alimenter la société de consommation ! Alors soit on continue de croitre comme des parasites au préjudice de leur hôte ou soit on est plus intelligent et on invente une autre style de vie qui ne soit pas parasitaire.

  5. Hades says :

    se cultiver

  6. serge L says :

    Je me permets de citer le commentaire d’un internaute pris sur le site Atlantico où est paru cet article car c’est aussi ma pensée :
    __________________________________________________________
    « Nous ne vivons pas la fin du modèle de croissance en Occident. Mais son déplacement vers l’Asie notamment. Nous vivons ce qu’à vécu l’Inde Pré-industrielle au XIXè s. qd les Anglais sont arrivés avec leurs cotonnades produites à Manchester : productivité meilleure + un peu de manipulation des règles du commerce (tx de change, protectionnisme …) . Résultat ; la faillite … »
    ____________________________________________________________
    L’écologie est le prétexte mis en avant chez nous pour justifier ce déplacement vers l’Asie.
    Ceux qui n’ont pas connu les années 50 ne peuvent imaginer ce que c’était : un pauvre d’aujourdhui est riche par rapport à un un pauvre de cette époque ,c’est cela le paradoxe à l’heure où le déclin s’amorce.
    Une chose que j’aime rappeler aussi ,c’est que contrairement à ce qui est dit dans l’article ,les énergies utilisables pour l’homme ne sont pas bornées par les limites de la terre mais par les limites des connaissances humaines .Et en conséquence les richesses aussi.
    Avant les avancées scientifiques du 20° siécle on n’aurait jamais pu imaginer meme dans les contes pour enfants que l’on puisse produire autant d’énergie avec quelques grammes de matière (l’uranium).Dans l’antiquité ,pour les égyptiens le pétrole ne pouvait servir qu’a colmater les bateaux.
    Donc les vraies richesses sont la matière grise et le travail ,c’est pourquoi un pays comme le Japon surpeuplé par rapport à une ile privée de matières premières a pu néammoins devenir en quelques décennies la 2° puissance mondiale .
    Si vous etes des fervants de la « décroisance » ,conseillez à Marine de faire campagne sur ce thème ,on verra le résultat !

  7. serge L says :

    @D=berv=lle 15h58
    Je n’avais pas lu votre comm
    +1000000

  8. serge L says :

    @Liberté pour la France 18 h 05
    Tout à fait ,j’ai vécu pire que cela encore .Une famille qui vit dans une pièce unique chauffée et enfumée par la seule cheminée ,le sol :de la terre battue ,l’eau qu’il faut aller chercher au puit éloigné et stocker dans des seaux pour plusieurs jours etc …bon inutile de continuer ,certains ici ne veulent pas entendre parler du passé tel qu’il fut vraiment car à l’évidence ce ne fut pas celui de leurs parents ,surtout quand habitent à Neuilly ….

  9. KyleReese says :

    La fin de la croissance n’est pas la fin du progrès technologique.

    On a tendance à penser que croissance = progrès incroyable, ralentissement = stagnation dramatique, légère baisse = décroissance fatale.
    Mais les richesses réelles produites restent énormes. Les besoins sont réels, le niveau de vie et l’indice de développement humain encore (pour combien de temps…) relativement élevés.

    Ce qu’ils redoutent c’est la fin de la croissance bancaire et financière qui absorbe les augmentations en valeur pour valoriser leurs produits fantômes assis sur nos besoins, ceux de l’économie réelle.

    Parce que vous et moi sur les 30 dernières années par exemple, on a bien senti que notre « indice de bonne vie » si on peut dire a bien baissé, alors que la fameuse croissance a été phénoménale. 2 points de PIB en + ne vont pas changer radicalement le cours de l’existence. Pour ceux qui surfent sur 60 000 milliards l’an par contre ça fait des sous.

    La décroissance que l’on envisage c’est pas le retour à la bougie, c’est un réequilibrage des forces qui n’est en rien opposé au progrès matériel et technique.
    On veut de la pluri-énergie, du propre, du recyclé, de l’humain, du rationnel.
    On veut du « autrement », pas le modèle où 5% de l’humanité décide pour les 95% restant qu’on va pomper le sous sol à mort en divisant le monde en 3 grands ateliers continentaux que l’on va se faire affronter avec un jeu de chaises musicales tous les 50 ans.

    Cela dit je peux toujours rêver.

  10. Hades says :

    « La décroissance que l’on envisage c’est pas le retour à la bougie, c’est un réequilibrage des forces qui n’est en rien opposé au progrès matériel et technique. »

    Tout à fait. Il y a bon nombre de préjugés concernant la décroissance. La décroissance ca signifie pas vivre comme un moine dans une ascèse malsaine. La décroissance c’est avant tout préférer la sobriété et la durabilité à la société de l’abondance bas de gamme et du bling bling.

    La décroissance c’est dénoncer la société de consommation actuelle et le refus du gaspillage des ressources naturelles. il y a une alternative à la société de consommation productiviste sans pour autant retourner dans le passé, l’alternative c’est la société de la sobriété et de l’équilibre, mais cette là ne plait évidemment pas aux banquiers et aux rentiers capitalistes en recherche de toujours plus de profits !

  11. borphi says :

    C’est un débat qui ne manque pas d’intérêt.
    A l’échelle de l’histoire de l’humanité les 250 dernières années appellent plus ample prospective.
    A mon sens nous et nos successeurs mériterions de connaitre plutôt la fin d’un consumérisme écervelé en place de la fin de la croissance.
    Tout est affaire de neurones!

  12. Imperial W. says :

    borphi says : 28/12/2011 à 21:34

    « Tout est affaire de neurones! »

    Je ne vois pas les choses comme vous. Les neurones, il n’y en a jamais eu autant, avec aussi peu de résultats.

    Je crois que c’est bien la spiritualité perdue qui fait défaut à l’humanité, occident en tête. La clé est à rechercher dans cette direction, à mon humble avis…

  13. borphi says :

    @Imperial

    Vous êtes dans le vrai ce n’est pas seulement une affaire de neurones !
    Bien que ceux-ci nous seront bien utiles , la Foi ne nous en sera pas moins!

    http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_15101998_fides-et-ratio_fr.html

    Il va nous falloir apprendre à ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain de tout ce qu’on fait nos pères des 250 dernières années.

  14. Jean Pierre 75 says :

    La science et la technologie ont progressé en Europe, et elles continueront encore à le faire si nous préservons notre civilisation.

    A Cadarache:
    http://www.iter.org/fr/proj/iterandbeyond

    D’ici la fin du siècle, si ITER et DEMO tiennent leurs promesses, l’homme entrera dans l’Ère de la fusion et sera en mesure de couvrir une grande partie de ses besoins énergétiques en exploitant une ressource universelle, inépuisable et sans risque pour l’environnement.

  15. Antoine says :

    Décroissance, patriotisme, vie simple, plaisirs simple, joie de vivre.

    Moi 2012 !

  16. serge L says :

    Daccord néammoins pour la critique du parasitisme financier et du consumérisme écervelé :il n’y a rien de plus énervant que l’arrogance que procure la technique la plus avancée aux imbéciles qui ne la mérite ni spirituellement ni intéllectuellement ,ceux-là mainfestent un sentiment de puissance grotesque et injustifié uniquement grace à la possession d’objets technologiques sophistiqués (portables ,voitures,armes ….).Cela aplanit toute verticalité,toute hiérarchie des valeurs et entraine une régression morale et intéllectuelle et donc in fine tout progrès.Je pense en particulier aux nouars qui se la pètent avec leurs portables dernier cri ,voire avec les armes redoutables que nous avons inventé.
    Oui l’intelligence est collective par l’échange et la rivalité stimulante.
    Plutot que d’envisager la décroissance on ferait mieux d’analyser les causes du « miracle »occidental .Outre nos qualités intrinsèques et la spécificité de notre culture ,je suis en accord avec David Cosandey pour dire que l’invention scientifique et technique est favorisée par la concurrence stimulante et les échanges commerciaux entre des états stables et rivaux.
    Et c’est bien de cela que les nations européennes risquent d’etre écartées et finiront par sombrer définitivement sous les sables du désert comme dans la fable de Father Mackensie .

  17. Liberté pour la France ! says :

    « Décroissance » signifie méfiance à l’égard de l’homme, régression. Bien sûr, il faut être responsable et ne pas gaspiller. Mais les progrès techniques feront que nous aurons encore plus de facilité pour économiser, comme c’est le cas aujourd’hui par rapport à hier. Merci à Jean-Pierre75 de donner un exemple. Il faut aussi des jeunes, car sans jeunes il n’y a plus que des vieux faibles et malades.

    Pensez que sans la croissance, sans une société suffisamment nombreuse, nous n’aurions pas le tout à l’égout, qui signifie suppression des épidémies de peste, de choléra, de fièvre typhoïde etc. La nature est aujourd’hui plus propre qu’elle ne l’était « de mon temps » (qui déjà marquait un progrès par rapport aux époques antérieures), les fleuves sont plus dépollués etc. Ne parlons pas des conserves, des surgelés, des boîtes hermétiques qui permettent de conserver les aliments plus longtemps, donc d’éviter les gaspillages, autre exemple. Ceux qui jettent les papiers gras par terre ou déversent des déchets en dehors de containers sont des criminels pires que les banquiers véreux. Car ils attirent les rats et autres animaux nuisibles, vecteurs de nombreuses maladies.

    Je ne pense pas non plus que les banquiers soient la cause de tous les maux. Ils sont embarqués comme nous. Même si je ne nie pas qu’il puisse y avoir des abus et des escroqueries, mais je refuse le complotisme. Les banques rendent aussi des services. Cela dit, je pense aussi qu’il faut que la police financière fasse son travail, s’il y a lieu.

    La société actuelle a aussi l’avantage de permettre un échange de biens beaucoup plus intense qu’auparavant. Nous vivons en dépendance les uns des autres et c’est un bien, sans les autres nous serions tous morts. Donc ceux qui prônent la décroissance sont des irresponsables. Moi je prône un développement responsable avec lutte raisonnée contre le gaspillage, et je dis merci à tous ceux qui ont permis et permettent ces progrès merveilleux, fabuleux, qui remplissent d’admiration un homme de mon âge.

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