«Pour discréditer ceux qui cherchent les vrais moyens de sortir de la crise, traitez-les d’antisémites»

Article du site Superno, (blogueur associé au journal Marianne [exemple ici], et largement marqué à gauche — liens vers RESF etc.)

Lire l’article

Note de la rédaction : Vous noterez que l’auteur de ce site adoubé par Marianne n’apprécie guère qu’on utilise l’accusation d’antisémitisme à l’emporte-pièce pour discréditer ses idées (référence à un article du Monde chroniqué sur FDS ici). Il ne semble pas l’effleurer en revanche que l’utilisation systématique de noms d’oiseaux (« fasciste », « extrême droite », « raciste » etc.) à l’endroit de certains courants de pensée est un procédé en tout point comparable à ceux qui le visent directement… (merci Firmin)

41 responses to “«Pour discréditer ceux qui cherchent les vrais moyens de sortir de la crise, traitez-les d’antisémites»”

  1. France réveille toi says :

    Ben oui, la routine, ant-sémite et raciste, les mots magiques que tout le monde connaît. Certains en abusent même un peu trop…

  2. France réveille toi says :

    antisémite, pardon.

  3. Firmin says :

    Ooooooh mince !!! Un blogueur de gauche qui n’apprécie pas qu’on balance de « lantisémite » comme ça, pour discréditer ses idées… Oooooh comme c’est mignon… Ca les gène moins de balancer du fachiste, du raciste, du nazi, de l’extrême droite et de l’antiusémite quand il s’agit du Front National, même si le procédé est aussi puant dans un cas comme dans l’autre…

  4. St-Michel says :

    L’auteur est grotesque avec sa haine du FN. Un pauvre type.
    Par contre il a raison, assimiler tous ceux qui critiquent la loi de 1973 aux quelques cas pathologique que le nom Rothschild fait baver c’est ridicule (si c’est pour dénoncer un conflit d’intérêt ça passe, si c’est pour pointer les origine de Rothschild c’est contre productif).
    Un gros nous avons la un texte incohérent.

  5. St-Michel says :

    Firmin
    +100000 Ils ne supportent pas qu’on utilise contre eux les méthodes qu’ils ont utilisé contre nous.
    Encore un grand démocrate du dimanche.

  6. Alfred says :

    Toujours les mêmes mots mais qui avec le temps perdent de leurs consonances!!

  7. flamand says :

    Ils vont même jusqu’à traiter des sémites (prix nobels d’économie et économistes reconnus) d’antisémites MDR
    Malheureusement pour ces gauchiottes, la roue du temps a tourné et le peuple ne peut plus être tenu dans l’ignorance ——-> merci Internet 🙂

  8. bbr says :

    la discréditation qui va bientôt faire un tabac dans les médias sera d’être assimilé au Dr Schacht ministre des finances dans les années 30

  9. zefi says :

    Oui, et ceux qui sont pour la fumée sont logiquement des fumistes.
    Faut croire que la crise est intéressante pour une catégorie avec de tels amalgames.

  10. dan13 says :

    qu ils se casser les sionniste de merde pas les juifs que les sionniste

  11. Brabra says :

    J’ai subi longtemps ce genre de dictature aux Antilles : Des que tu as un différend avec quelqu’un tu es forcément un gros méchant raciste colonialiste etc…
    Avec le temps on réussi à déjouer facilement ce genre de piège grotesque car ceux qui les tendent sont ceux-là même qui véhiculent les pires clichés racistes ou antisémites : blanc = raciste colonialiste, banquier = vampire juif, etc…
    Il suffit de les mettre habilement devant leur contradiction et ils filent la queue basse ! 🙂

  12. Muzznik nikmuse says :

    Cet article fait référence à Alain Beitone, que j’ai eu comme professeur d’économie à Aix Marseille II (gauchistes au cube)!

    Déjà à l’époque il se définissait comme marxien, et non marxiste, sa pathologie vient de s’aggraver!

    Sacré Beitone va, tu mourras idiot et gauchiste!

  13. PL24. says :

    .
    Encore un article anti-sémite,
    puisqu’il s’en prend, comme par hasard, à des économistes nommés Touati et Beitoune.

  14. PL24. says :

    .
    On appelle antisémite tous les gens que les Juifs n’aiment pas.

  15. PL24. says :

    .
    @ Muzznik nikmuse says : 31/12/2011 à 10:55

    Alain Beitone, que j’ai eu comme professeur d’économie à Aix Marseille II (gauchistes au cube)!


    C’est très curieux tous ces économistes proches du PC qui sont passé du marxisme (critique et rejet impitoyable du capitalisme et de la cupidité financière, économie planifiée, centralisme bureaucratique, fonction publique importante, nationalisations, statut de fonctionnaire,..)…

    … à la défense du capitalisme débridé, de la spéculation financière sans limite, de la suppression de l’État et de tout le droit social, à la privatisation de tous les services publics y compris les droits régaliens comme la monnaie, l’enseignement, la police, les routes.

    En plus ils sont fonctionnaires syndiqués, donc bénéficiant d’un statut et du droit social le plus évolué.

    Curieux ce revirement à 180°.

  16. Cadoudal says :

    « fasciste »,
     » anti sémite » ,
    « extrémiste de droite » ,
     » intolérant  » ,
    « refus de l ‘ouverture à l ‘ Autre »

    autant de grenades qui permettent à la Révolution de tenir le terrain idéologique et le pouvoir,
    de faire circuler sa fausse monnaie;

    pour détruire l ‘Eglise , la France , la population française .

    à quand la contre attaque ?

  17. La Guerre est notre espérance says :

    Quand les uns et les autres auront pris le parti de distinguer :

    – Le prêt par la BC à taux préférentiels du prêt par les marchés à des taux « conventionnels »

    – de la cration de monnaie ex nihilo en guise de pret à taux zero par la BC

    On aura fait un grand progrès.

    Et quand on aura expliqué que le métier d’une BC est de prêter ou de financer et que ces deux métiers ne sont pas les mêmes et ne s’adressent pas aux mêmes personnes, peut etre que ce sera encore plus clair :

    – La BC prête aux banques privées, exceptionnellement à l’Etat
    – La BC créé de la monnaie

    C’est l’Etat qui le plus souvent fausse les règles du jeu :

    – Il emprunte à sa banque centrale (en fait il se sert)
    – il oblige sa banque centrale à lui donner de l’argent sans création corrélative de richesses ( la planche à billets et l’inflation).

    En définitive, DE TOUT TEMPS, l’Etat a à la fois emprunté et racketté sa banque centrale, le plus souvent selon la distinction suivante :

    – Lorsque son investissement est marchand (autoroute à péage) il emprunte aux banques et nous le facture à chaque fois quon prend son autoroute.

    – lorsque son investissement n’est pas marchand ( autoroute sans péage, un tank) il emprunte à sa Banque centrale ou la rackette (création pure etsimple de monnaie)

    – Lorsqu’il rackette sa banque centrale, en fait c’est encore un pret mais « immédiatement remboursé » : l’augmentation de la monnaie papier en circulation diminue la valeur de la monnaie (elle la dilue comme l’augmentation de capital dans une SA dilue le capital de l’actionnariat).

    l’idée des promoteurs de la loi de 1973 était vertueuse et pas du tout « douteuse » comme insinué parfois : en interdisant à l’Etat de se fournir à taux préférentiels auprès de sa banque centrale et/ou d’obliger cette derniere de creer de la monnaie pour financer des tanks ou des autoroutes, les promoteurs voulaient contraindre l’Etat à une discipline budgétaire, se souvenant que c’était l’inflation de Weimar qui avait mis hitler au pouvoir.

    Pari raté : nos politiques, pas plus vertueux, ont invertueusement emprunté au marché soit à des conditions plus onéreuses.

    Le montant des intérêts cumulés payés serait égal au montant de la dette aujourd’hui ? oui, bien sûr : il en est ainsi pour tout emprunteur.

    La vraie question est ailleurs : était il possible à l’Etat d’emprunter à taux zero ?

    la réponse est oui : s’il avait été vertueux.

    Car sinon nous aurions connu un deuxième Weimar. Il aurait sur emprunté à taux zero c’est à dire qu’il auait créé de l’argent sans compter.

    « le prix du pret invertueux « aurait alors été une inflation galopante.

    Car la fourmi, elle, le sait : toute dette se paie.

    D’une manière ou d’une autre.

  18. francelibre says :

    Tout est dans le titre, voila pourquoi les riches jui.fs ont organisés l’holocauste des leurs en finançant hi.tler car leur projet mondialisé est prévu depuis longtemps et quoi de mieux que de créer un énorme génocide d’un peuple pour ensuite faire taire tout ceux qui seront contre leurs idées en rappelant les heures les plus sombres car ils sont à la têtes des plus grandes institutions de ce monde et donc peuvent agir comme ils le souhaitent et traiterons de na.zillon tous ceux qui seront opposé à leur projets de destruction des nations voir comment est traité le FN!

  19. Corssaire du Roi says :

    Crise de 2008 Madoff , Soros , Goldman Sachs , même avant avec le boycotte de l’Allemagne avant la 2ème guerre mondiale .
    La loi Simone Jocob Veil sur l’avortement et un génocide de plusieurs millions de Français , les donneurs de leçons pro immigration chez nous sauf en Israel .Le CRIFet la judéo-maçonnerie font de l’antisémitisme sans l’avis du Juif lambda .

  20. jean-rage says :

    c’est surtout un bon moyen pour eviter d’argumenter ses points de vue (si tenter qu’on n’ai un point de vue), i faut se rappeler le bon docteur livreur de sac de riz, à l’assemblée pour la sortie du livre de pierre péan le dr K. Son seul argumentaire pour sa défense fut Péan est antisémite, fin du match!

  21. Imperial W. says :

    Corssaire du Roi says : 31/12/2011 à 11:56

    La différence entre Madoff et Goldman Sachs, c’est que la banque pratique un Ponzi institutionnel.

    C’est une arnaque structurelle géante, mais comme c’est officiel, alors ça va…

  22. Boreas says :

    Muzznik nikmuse says : 31/12/2011 à 10:55

    « Cet article fait référence à Alain Beitone, que j’ai eu comme professeur d’économie à Aix Marseille II (gauchistes au cube)!

    Déjà à l’époque il se définissait comme marxien, et non marxiste, sa pathologie vient de s’aggraver!

    Sacré Beitone va, tu mourras idiot et gauchiste! »
    _________________

    Apparemment, les choses sont un peu plus compliquées.

    Ledit Beitone défend, comme Borowic notre régional (vilain dedroâââte) de l’étape, la loi de 1973, dans un journal du capital (Le Monde, détenu par les riches Bergé-Pigasse-Niel) :

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/29/la-loi-pompidou-giscard-rothschild-votee-en-1973-empecherait-l-etat-de-battre-monnaie_1623299_3232.html

    (article repris ici : http://fdesouche.com/2011/12/30/le-monde-la-dette-les-banques-et-l-extreme-droite/ )

    La réponse d’Etienne Chouard (vilain degôôôche) est là :

    http://www.manifestepourundebatsurlelibreechange.eu/reponse-par-etienne-chouard-a-larticle-du-monde-par-alain-beitone/

    Alors, défendre la loi de 1973, c’est « gauchiste » et la contester, c’est degôôôche ?

    Et au fait, c’est « antisémite », aussi…

    Le grand n’importe quoi est en forme.

  23. Imperial W. says :

    Boreas says : 31/12/2011 à 12:33

    Il est invraisemblable que vous citiez Boroblatte1 dans votre fil, comme s’il était le représentant d’autre chose que des palettes de fadaises univoques qu’il trimbale de fils en forums, avec son corpus technique de DEUG d’éco. Il n’est pas un ‘vilain de droâââte’ comme vous dites, c’est juste un con.

  24. Boreas says :

    Essayer d’expliquer le monde par le clivage droite-gauche, c’est un peu comme si on prétendait que le monde change selon qu’on le regarde par un oeil ou par l’autre.

  25. Muzznik nikmuse says :

    Oui PL24, curieux ce revirement, d’autant plus que ce sont les plus protégés d’un système public qui se trouvent être le plus agressifs envers ce même système, en débridant les nécessaires verrous de protection économique et sociale.

    Je me souviens particulièrement de ce cours d’ A.Beitone qui se félicitait déjà à l’époque (en 1991-92), de la suppression du privilège régalien de battre monnaie!

    Va comprendre!

  26. lionel says :

    Rien de nouveau sous le soleil (ou plutôt la pluie), d’ailleurs a été créée la notion de point de Godwin qui vise à disqualifier un interlocuteur non sur ses arguments mais sur le fait que celui-ci s’inspirerait d’Hit*ler…

    On note que cela est utilisé de partout : De la gauche, bien sûr, mais aussi de la droite bien-pensante et même de certains pour qui le combat se limitent à l’islam et qui voient des antisémites de partout. Leur argument principal (cf. Cassen de riposte laïque) : Il existe des islamo-verts, et cela remonte à la deuxième guerre mondiale.

    Il faut bien se dire que TOUS ne sont que des crétins qui n’ont pas d’arguments réels, qui pour donner leur avis sont obligés de recourir à une époque révolue et qui ne ressemble en rien à la période actuelle…

  27. Imperial W. says :

    Boreas says : 31/12/2011 à 12:47

    Votre commentaire, comme votre blog, sont d’une incomparable qualité en opposition avec les resucées mal comprises et mal maîtrisées de Borowic1.

    J’en veux pour preuve ses fréquents sophismes, où les prémisses justes aboutissent régulièrement à des conclusions erronées ou sans rapport.

  28. martin says :

    Intervention sur BFM Bussiness de Dupont Gnan Gnan sur la sortie de l’euro

    L’idée fait son chemin même dans les milieux les plus pro-euro.

    http://www.bfmbusiness.com/interview/si-l%E2%80%99-sort-de-l%E2%80%99euro-pourra-financer-notre-dette-gr%C3%A2ce-%C3%A0-la-banque-centrale-nationale-1119

  29. Boreas says :

    Imperial W.

    Je sais gré à Borowic d’avoir donné quelques informations historiques et comptables précieuses, ici :

    … tout en constatant qu’en conclusion, il considère que les intérêts de la dette publique n’auraient contribué « que » pour 65 % au montant actuel de la dette publique française (ce en quoi il a probablement raison), au lieu de 100 % comme Holbecq et Chouard.

    http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2011/12/03/la-finance-privee-a-noyaute-l-agence-france-tresor.html

    Bref, le résultat de son travail ne remet que marginalement en cause les conclusions de Holbecq et Chouard, qu’il traite pourtant de falsificateurs et de menteurs.

    Et, comme vous le dites, il persiste par ailleurs dans sa défense de l’ « indépendance » des banques centrales.

    « Indépendance », suprême sophisme recouvrant, en réalité, la dépendance des Etats à la finance privée :

    http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2011/12/11/a-qui-la-france-doit-elle-de-l-argent.html

  30. Imperial W. says :

    Boreas says : 31/12/2011 à 13:44

    Votre blog figure désormais dans mes favoris ^^

    Cadeau de fin d’année, pour apporter mon écot à la compréhension de la séquence dans laquelle s’inscrit la loi de 1973, je vous livre (en exclusivité 😉 ) l’article que j’ai rédigé pour un nouveau et excellent journal papier alternatif, « Salut public », à paraître en kiosque en janvier (normalement…):

    DETTE PUBLIQUE, A QUI PROFITE L’AUBAINE ?

    S’il est un domaine où les chiffres dépassent le sens commun, c’est bien celui de la dette publique : en 2010, celle-ci s’établissait, en France, à 83,50% de notre PIB, soit à près de 1700 milliards d’euros.
    1700 milliards d’euros, cela représente le versement de plus de 27 années de SMIC pour les quelques 28 millions de Français actifs. C’est encore l’équivalent des près de 7 années de recettes fiscales nettes de l’Etat. C’est enfin une somme comparable à 80 années du coût des plus de 2 millions de lycéens de France…

    Mais qu’est-ce que la dette publique, ce lancinant serpent de mer ?

    La dette publique représente l’ensemble des engagements financiers pris sous formes d’emprunts par l’État, les collectivités publiques et les organismes qui en dépendent directement, comme la sécurité sociale, par exemple.

    Elle résulte essentiellement de l’incapacité de l’Etat à financer ses besoins par la différence entre ses recettes fiscales et ses dépenses budgétaires, c’est-à-dire le solde budgétaire primaire.

    Ce dernier est fortement conditionné par la croissance du PIB, dans la mesure où une activité économique soutenue permet d’engranger des recettes fiscales abondantes, principalement en les prélevant sur les ménages et sur les entreprises.

    Quand ce solde est négatif, l’Etat doit se financer soit en faisant fonctionner la planche à billet, soit en empruntant sur les marchés financiers.

    Or, depuis les années 1970, le solde budgétaire est chroniquement déficitaire, contraignant les pouvoirs publics à recourir à l’emprunt quasi-systématiquement.

    Jusqu’au 3 janvier 1973, l’Etat se finançait directement auprès de la Banque de France, à un taux compris entre 0% et 1%.

    Mais à partir de cette date, une loi bouleversera ce mécanisme traditionnel de financement du déficit public. A l’initiative du ministre des finances d’alors, Valéry Giscard d’Estaing, et avec la bénédiction du président de la république Georges Pompidou, l’article 25 de la loi dispose que « le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ».

    Derrière cette formule technique, le destin budgétaire de la France vient d’être scellé : désormais, quand l’Etat doit recourir à l’emprunt pour faire face à ses besoins de financement, il est obligé de s’adresser aux marchés financiers.

    Le droit régalien de création monétaire de l’Etat vient d’être transféré au secteur bancaire privé, sans autre forme de procès.

    Si les citoyens-contribuables n’ont pas pu immédiatement évaluer la portée de cette loi, le secteur bancaire, lui, a su sans attendre tirer des profits faramineux de cette situation nouvelle, véritable aubaine perpétuelle garantie par la signature de l’Etat français.

    En effet, ce que nous empruntions, nous Français, à 1% maximum avant cette loi, rebaptisée ironiquement « loi Rothschild » en hommage à la fonction de dirigeant de l’illustre banque occupée par Georges Pompidou avant son élection à la présidence de la république, devra l’être dorénavant à environ 3%, ce chiffre étant un minimum et étant présenté comme le « meilleur possible » par nos gouvernants.

    Quelles sont les conséquences pour les ménages ?

    Compte tenu des besoins de financement d’alors, les conséquences furent relativement mineures pour nos finances publiques : la croissance était soutenue, les recettes fiscales au rendez-vous, donc l’endettement public et
    son financement par les marchés financiers semblaient relativement anodins et n’alimentaient qu’à la marge des débats de spécialistes.

    Quelques décennies plus tard, à près de 1700 milliards d’euros de dette publique, le décor a cruellement changé et les Français, comme leurs voisins Européens, découvrent avec effroi les conséquences tragiques de décennies de gabegie budgétaire sur fond de profits bancaires illégitimes.

    Que s’est-il passé ?

    Pendant des années, les économistes de Bercy ont vendu aux Français le concept de « dette soutenable ». Ainsi, l’endettement financé par les marchés financiers était-il réputé soutenable, donc sans incidence négative, si l’égalité suivante était réalisée : Tt = it + gt, avec T le niveau du taux d’intérêt consenti à la France, i la croissance du PIB, et g le taux nominal d’inflation (t représente l’année en cours).

    Sans trop entrer dans la technique, sachant que l’inflation est strictement encadrée par les autorités monétaires de Francfort (BCE), le déterminant principal de la soutenabilité de la dette publique est, par conséquent, la croissance du PIB.

    Que se passe-t-il en période de croissance faible, plate, voire négative, comme on l’observe en ce moment et pour les semestres à venir ? Très simple : la dette devient mécaniquement « insoutenable », ce qui signifie qu’elle s’accumule chaque année et que son service (principal et intérêt) devient de plus en plus lourd pour les finances publiques.

    La charge de la dette, qui ne concerne que les intérêts remboursables sur une année civile, est même devenue, pour la première fois en 2010, le premier poste budgétaire de notre pays. Avec plus de 50 milliards d’euros annuels, les intérêts de la dette publique représentent presque la totalité de l’impôt sur le revenu !

    En définitive, l’Etat réduit inexorablement ses marges de manoeuvres d’années en années, et consacre la plus grande part de ses recettes à payer aux marchés les intérêts d’emprunts contractés pour faire face à son incapacité à équilibrer ses comptes.

    Mais l’Etat, c’est vous, c’est moi, c’est notre argent, donc notre force de travail, notre épargne, nos capitaux qui sont ponctionnés toujours plus pour satisfaire les marchés insatiables.

    La dette publique n’est pas perdue pour tout le monde et le malheur des Français fait le bonheur des banques.

    Comment en sommes-nous arrivés là ?

    La loi Pompidou-Giscard s’inscrit dans le droit fil de la mise en place, dès la sortie de la deuxième guerre mondiale, d’un cadre économique global, d’inspiration américaine, tendant à supprimer toutes les entraves à la circulation des capitaux, des biens et services, et des personnes.

    Ce cadre devait permettre à l’économie des USA de capitaliser sur ses avantages relatifs par rapport à une Europe ruinée et fortement débitrice, à la sortie du conflit mondial.

    Les institutions du consensus de Washington (FMI, OMC, Banque Mondiale) d’une part, et le processus d’intégration européenne d’autre part, participaient de cette dynamique.

    Les autorités françaises de l’époque contribuèrent de manière spectaculaire à la mise en oeuvre du volet « dérégulation financière » du dispositif, à l’occasion de ce que certains nommeront plus tard le « Consensus de Paris ».
    Concomitamment, les accords de la Jamaïque, en 1976, ont de leur coté mis fin au système de change fixe et au rôle de l’or dans le système monétaire international.

    Dans les années 1980, sous l’administration Reagan, on assistera à l’explosion des produits dérivés et, sous Clinton, la loi Gramm-Leach-Bliley mettra un terme au Glass-Steagall Act qui séparait les activités de banque de dépôt et de banque d’investissement, bouleversant un ordonnancement prudentiel remontant à 1933.

    Ainsi, un cadre d’échange international était donc parachevé, afin de permettre une progression inédite du volume des activités banco-financières :
    – Financement des dettes publiques par les marchés, banques en tête, assurant des profits sécurisés sans précédent,

    – Massification des produits dérivés (diversité des titres collatéralisés, CDS, etc.), favorisant la titrisation d’innombrables classes d’actifs,

    – Désintermédiation financière,

    – Dématérialisation de la plupart des marchés financiers, assurant un fonctionnement ininterrompu et fluide de ceux-ci,

    – Plus largement, dérégulation généralisée, posée comme principe et horizon indépassable de la prospérité des nations, cette antienne étant confortée par un corpus d’universitaires américains et européens, d’économistes utiles et de médias coopératifs…

    Et demain, quelle perspective pour nous et quel avenir pour nos enfants ?

    Pour en revenir plus spécifiquement à la loi de 1973, non seulement elle nous a endetté artificiellement et au-delà du raisonnable, de manière particulièrement insoutenable dans notre contexte économique actuel, mais elle a contribué à populariser l’idée qu’une politique économique visant à obtenir et à maintenir, entre autres choses, une notation AAA permettant d’emprunter à +/- 3%, était un objectif louable en tant que tel, alors qu’il s’agit seulement des « moins pires » conditions d’emprunt.

    En définitive, rien n’interdirait, en modifiant le traité de Lisbonne, d’envisager un financement mixte de notre dette publique, combinant le recours aux marchés et l’intervention d’une banque centrale, quel que soit l’échelon retenu, national ou communautaire.

    La loi de 1973 n’est pas la mère de tous nos maux, elle n’est qu’une brique d’un ensemble plus vaste dont les fondements remontent à l’après-guerre. C’est un symptôme, pas une cause, même si, intrinsèquement, elle produit des effets délétères dont nous observons les manifestations à répétition.

    Dans tous les cas, ce qui a été patiemment tissé par la volonté combinée de puissances politiques de plusieurs blocs, ne saurait être détricoté qu’en mobilisant, dans un temps long, les mêmes participants et même au-delà, la mondialisation ayant fait émerger d’autres aires de prospérité économique, dans l’optique de définanciariser le capitalisme ultra-libéral qui prévaut à l’échelle mondiale.

    Actuellement, la seule enceinte politique ayant un tant soit peu ce potentiel est le G20. Or, il semble évident que les divergences d’intérêts de court terme, l’asymétrie des conditions économiques entre les différents acteurs, tant quantitative et qualitative que calendaire, ne favorisent aucunement cette perspective.

  31. radio ginguette says :

    si vous avais un PEA depuis 10ans revenus O par contre fermer le et vous aurais des frais de garde et gestions de 1 a 4 pour cent il vont gagner du fric sur votre dos. merçi les charlots d’economistes.retirer votre fric avant que se soit la grande degringolade.

  32. Boreas says :

    Imperial W.

    Excellent article, compliments.

    M’autoriseriez-vous à en citer des extraits sur mon blog ?

  33. Imperial W. says :

    Boreas says : 31/12/2011 à 14:35

    Merci 😉

    « M’autoriseriez-vous à en citer des extraits sur mon blog ? »

    Oui, naturellement.

  34. lefrontpourdebon says :

    Vivement Marine en 2012 !!

  35. Imperial W. says :

    Boreas says : 31/12/2011 à 15:54

    Superbe ! Merci 😉

  36. toto says :

    Michael hudson sur le fait que les états ne peuvent faire marcher la planche à billet et doivent emprunter aux marchés financiers. http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3143 .C’est une traduction.

    Franchement la construction européenne c’est n’importe quoi.

  37. Imperator. says :

    C’est vrai (et tellement facile!) que le ton suffisant de ce Alain Beitone peut faire enrager plus d’un. Ce n’est ni le premier ni le dernier….
    Mais de l’autre coté, effectivement, Superno aurait du s’abstenir de certains clichés…

    Je comprend mieux le travail de Brorwic. A défaut de la réouverture de Fortune, je reposte ceci: http://www.youtube.com/watch?v=5O3zhXXs5Hk&list=FLHj6Ja1PAz5NuwzY-SXG_mA&index=2&feature=plpp_video

  38. Imperator. says :

    Boreas says : 31/12/2011 à 13:44

    +1

  39. Liberté pour la France ! says :

    La dette ne profite pas qu’aux banques et encore moins qu’à la banque Rothschild. Les banques sont très souvent de simples intermédiaires. Si un particulier achète des bons du Trésor, il « bénéficie » de la dette en étant à la fois débiteur et créancier. Les complotistes proposent une compréhension facile et simpliste mais fausse, des phénomènes.

    En revanche le malthusianisme, l’avortement, la contraception financées par les impôts conduisent à l’accroissement relatif de la dette par rapport à la production. Les morts ne produisent rien.

    Une société de vieux est une société sclérosée, repliée. Donc on peut proposer des solutions financières techniques à court, moyen ou long termes qui ont, certes leurs intérêts. Mais on n’aura rien résolu tant qu’on n’aura pas résolu le problème de la disparition du mariage, du financement de la contraception et de l’avortement et du financement du Mamouth (sérieuses économies en perspectives). Je me demande si toutes les explications techniques et toutes les explications complotistes, même si elles ont leur valeur (enfin plus exactement, l’explication complotiste n’a pour moi aucune valeur, seules les explications techniques en ont une), n’ont pas pour but premier de cacher la cause profonde de la crise : le grand gaspillage idéologique et mortifère.

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