Histoire à l’école et intégration : un rapport qui mérite mieux que des injures (rue 89)

Remis dernièrement au gouvernement, le relevé de conclusions sur la refondation de la politique d’intégration a surtout suscité jusqu’à présent, à droite comme à gauche, un flot de réactions hystériques guère en rapport avec son contenu.

Les questions éducatives et plus spécialement celles qui concernent l’enseignement de l’histoire y font pourtant l’objet d’observations dignes d’intérêt réparties sur deux des cinq rapports publiés par les groupes de travail « Connaissance – reconnaissance » et « Vers une politique française de l’égalité (mobilités sociales) ». Encore faut-il se donner le temps de les lire.

(…) L’enjeu n’est pas de proposer à chaque catégorie d’élève un représentant de « son origine » mais de proposer à tous les élèves une représentation plurielle et réaliste des hommes, des femmes, des enfants et des collectifs qui ont vraiment « fait l’histoire ». Une approche qui offre l’immense mérite de renvoyer à sa vacuité le mythe de l’origine unique des individus et des identités collectives mortifères qui lui sont liées.

(…)Exprimé différemment, il ne s’agit pas tant d’autoriser le voile dans l’école d’aujourd’hui que de travailler à l’émergence d’une école nouvelle – d’une société ? – dans laquelle les discriminations n’auraient plus leur place. Pour la France d’aujourd’hui, c’est effectivement trop demander.

Rue89

One response to “Histoire à l’école et intégration : un rapport qui mérite mieux que des injures (rue 89)”

  1. Krow Mando says :

    Qu ils aillent au diable avec leur multiculturalisme ces gauchistes.

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