Archive | Actualité RSS for this section

SOS Racisme poursuivra les « quenelles », dans certains cas

SOS Racisme poursuivra désormais les « quenelles », geste de ralliement controversé à Dieudonné, quand elles seront effectuées dans des lieux où elles « ne laissent pas de doute » sur leur caractère antisémite, a annoncé son avocat.

Largement diffusée sur internet et défendue par les supporteurs du polémiste comme un bras d’honneur anti-système, la « quenelle » est aussi interprétée comme un geste antisémite, en forme de salut nazi inversé, d’autant que certains l’effectuent devant des lieux symboliques pour la communauté juive.

« A partir de maintenant, nous poursuivrons la diffusion des images de quenelle et leurs auteurs dès lors que le contexte ne laisse pas de doute sur le message et l’injure à l’encontre de la communauté juive », a expliqué Me Patrick Klugman.

« On ne peut pas faire une quenelle devant une synagogue ou un mémorial de la Shoah impunément », a-t-il ajouté, à propos de ce geste, difficile à poursuivre devant les tribunaux pour certains.

Le Figaro

Lois mémorielles

[Maxime Tandonnet a été conseiller auprès de Sarkozy du temps de sa présidence]

Extrait d’un entretien avec le site Atlantico, publié ce jour.

Maxime Tandonnet : Madame Taubira incarne l’aile gauche du gouvernement à travers son rôle dans l’adoption du « mariage pour tous » et la remise en cause des lois Sarkozy sur la sécurité, peines planchers, rétention de sûreté. Son rôle est ainsi vital dans l’équilibre politique de l’équipe au pouvoir. Il n’est donc pas illogique qu’elle fasse l’objet des critiques de l’opposition. Son image reste par ailleurs marquée par la loi mémorielle du 21 mai 2001, définissant l’esclavage comme un « crime contre l’humanité » dont elle fut le rapporteur. Ce texte garde une portée symbolique forte et il incarne une méthode contestée d’utilisation de l’histoire à des fins politiques.

Les massacres et les tragédies jalonnent l’histoire de l’humanité et ce type de loi revient à poser la question du choix des époques et des événements faisant l’objet d’un traitement particulier : la traite négrière fut bien sûr une abomination, mais pourquoi ne pas légiférer alors, par exemple, sur le sort des populations amérindiennes, les exactions dont le peuple chinois a été si souvent victime, le massacre de la jeunesse européenne en 1914-1918 (17 millions de tués et autant de mutilés) ? La loi du 21 mai 2001 a été accusée de partialité dans la mesure où elle passe sous silence les formes non européennes de l’esclavage (arabe, notamment), exprimant ainsi, pour ses détracteurs, une forme d’idéologie anti-occidentale.

Elle passe sous silence le rôle de la France dans l’abolition de ce fléau, d’abord en 1793 sous la Convention puis sous la Seconde République en 1848. D’autres textes du même type sont intervenus depuis, en particulier celui du 23 février 2005 tout aussi controversé et contestable, sur le « rôle positif de la colonisation ». Il est reproché aux lois mémorielles de raviver des blessures, d’attiser les fractures, de sublimer la repentance, de favoriser ainsi les communautarismes au détriment de l’unité nationale en transformant la nation en mosaïque de revendications identitaires, d’exploiter l’histoire à des fins idéologiques, une tentation contraire à toutes les valeurs démocratiques, et enfin de porter atteinte à la liberté d’expression. On peut y voir aussi un dérivatif à l’impuissance du pouvoir politique face aux enjeux concrets que sont par exemple la lutte contre le chômage ou l’insécurité… Par une décision du 28 février 2012, le Conseil constitutionnel a censuré la pénalisation de la négation du génocide arménien au nom de la liberté d’expression, posant des limites à l’instrumentalisation politique de l’histoire.

Pour garder un sens, éviter le risque de la banalisation, de la surenchère et du morcellement de la mémoire, les lois mémorielles devraient sans doute conserver un caractère rigoureusement exceptionnel, limité à la condamnation du négationnisme relatif au génocide des juifs d’Europe sous la deuxième guerre mondiale.

Maxime Tandonnet

Vallaud-Belkacem prône des métiers mixtes

Une femme maçon, un homme aide à domicile: accentuer la mixité des métiers améliorera la compétitivité et la croissance de la France, soutient la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem. « La mixité des métiers est une clé de notre compétitivité retrouvée car elle est le plus sûr moyen d’accroître la réserve de talents disponibles », écrit-elle dans une tribune dans le Journal du dimanche.

« Les professionnels de l’informatique, du transport, du bâtiment, des métiers de bouche paient aujourd’hui le prix de métiers trop masculins quand ceux des services aux personnes âgées, du soin, de la propreté ou de la coiffure ont tant de difficultés à attirer des hommes », poursuit-elle. « Briser le cercle qui assigne une profession à un sexe plutôt qu’un autre » est un facteur de croissance, selon Mme Vallaud-Belkacem.

Elle note que, « selon l’OCDE (organisation de coopération et de développement économiques), 0,5 point de croissance supplémentaire est à notre portée si nous résorbons, progressivement mais résolument, l’inégalité dans l’accès à l’emploi entre les femmes et les hommes ». La ministre des Droits des femmes a annoncé en décembre son intention de lancer en 2014 des « plans d’action » pour améliorer la mixité des métiers.

Le Figaro

Lire :
Etats-Unis : les soldates américaines épargnées de tractions

Valls veut interdire les spectacles de Dieudonné avec une décision de 1995 sur les lancers de nains

«J’enverrai une circulaire aux préfets en début de semaine, on veut être efficace dès les premiers spectacles». Manuel Valls compte bien parvenir à une interdiction des spectacles de Dieudonné. Le ministre de l’Intérieur déclare dans une interview au «Journal du dimanche» que «Dieudonné est profondément anti-juif ; on n’est plus dans le spectacle, on est dans le meeting».

«La question de l’interdiction est pour moi une manière de pousser le débat», explique le ministre de l’Intérieur pour justifier sa décision. Il assure aussi que Dieudonné, qu’il a récemment qualifié de «petit entrepreneur de la haine», doit «démontrer sa soi-disant insolvabilité», alors qu’il a été condamné à plusieurs reprises pour un montant total supérieur à 65 000 €. Manuel Valls a le soutien du chef de l’Etat, François Hollande, mais aussi du président de l’UMP, Jean-François Copé. Il est toutefois critiqué au nom de la liberté d’expression. Sa volonté d’interdiction est également jugée difficile à mettre en œuvre juridiquement.

Sur le plan juridique, le ministère de l’Intérieur aurait adopté une triple stratégie, analyse le «JDD». D’abord, affirmer que les représentations en elles-mêmes constituent un trouble à l’ordre public. Puis, s’appuyer sur une décision de 1995, qui interdit le lancer de nains lors d’un spectacle. Enfin, le dernière levier que l’Intérieur pourrait activer repose sur le fait que Dieudonné voudrait inviter sur scène le négationniste Robert Faurisson. Le premier point, celui du trouble à l’ordre public, devrait être le plus solide d’un point de vue juridique…

Le Parisien, merci à Caroline

Le Maroc régularise ses clandestins selon des critères stricts

Face à l’affluence massive de migrants transitant vers le Maroc avant de se rendre en Europe, le royaume n’avait pas d’autre choix que régulariser une partie d’entre eux. Toutefois, les conditions d’obtention ne sont pas si souples et les immigrés doivent correspondrent aux critères imposés: «Vivre depuis au moins cinq ans sur le territoire marocain, exercer un travail rémunéré depuis deux ans ou prouver d’au moins deux années de vie commune avec leur conjoint marocain».

Lire la Suite…

Carcassonne (11) : Amir premier enfant de 2014

Amir semblait en effet bien pressé de venir au monde pour décrocher son titre, puisqu’il ne devait voir le jour que le 14 janvier.

Là encore pour le plus grand plaisir de sa maman, Shabnam Ahmadi, qui vit à Carcassonne. Même si elle est « un peu jalouse » de toute l’attention portée à ce nouveau venu, la sœur d’Amir, Aïda, âgée de 1 an et 4 mois, pourra bientôt veiller sur ce joli bout de chou de 51 cm pour 3,99 kg.

Midi Libre

Le Maroc et la Turquie s’immiscent de plus en plus dans l’Islam en France

Le degré d’intervention du Maroc dans l’Islam en France va en augmentant. Jonathan Laurence, professeur au Boston College et chercheur à la Brookings Institution, est revenu, lors d’un colloque tenu en novembre dernier, sur les « nouvelles formes de coopération, plus ou moins assumées, entre la France et le Maroc et la Turquie ».

Laurence, qui travaille entre autres sur les relations entre l’État et l’Islam en Turquie, en Afrique du nord et en Europe occidentale, pense que la donne a aujourd’hui changé. Il y a, selon lui, une « transformation de l’offre religieuse des pays d’origine et une acceptation de ce rôle par l’État français » […]

L’influence de la religion musulmane ne peut aujourd’hui être ignorée. Le niveau d’« intervention » du Maroc dans l’Islam en France est monté crescendo ces dernières années à tel point que l’État français assume de plus en plus cet état de fait. Il y a actuellement « une transformation de l’offre religieuse des pays d’origine » […]

Lire la Suite…

« Légaliser le cannabis rapporterait 1 à 2 milliards par an »

Légaliser la possession et la vente du cannabis rapporterait « probablement de un à deux milliards d’euros de taxe par an », a estimé Pierre Kopp, professeur d’économie à l’université Panthéon-Sorbonne – Paris I, vendredi matin. »Légaliser, ce n’est pas tout autoriser et faire n’importe quoi, légaliser, c’est réglementer intelligemment, de façon à ce que la consommation soit stabilisée, que les gens soient informés« , a ajouté l’économiste.

« Le but n’est pas de remplir les caisses de l’État, c’est d’améliorer la sécurité et la santé. Le système pour le tabac est trop laxiste et mal appliqué. Je pense qu’il faut descendre le niveau d’encadrement du cannabis et augmenter celui du tabac. A l’évidence, si on libéralisait ou on légalisait le cannabis, il ne devait pas être vendu aux mineurs, il ne devrait pas faire l’objet de publicité et il serait évidemment impossible de fumer en public« , a ajouté Pierre Kopp.

« Si le cannabis était vendu de façon légale, il serait taxé, on pourrait d’ailleurs ajuster le niveau de la taxe de telle sorte que le cannabis soit suffisamment cher pour qu’il n’y ait pas un rush de consommation et suffisamment bon marché pour ne pas stimuler le marché noir« , a-t-il ajouté, alors que l’État américain du Colorado a vu ses premiers « coffee shop » ouvrir mercredi.

Lire la Suite…