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Aujourd’hui 6 janvier, jour de l’Épiphanie

L’Épiphanie désigne aujourd’hui une fête chrétienne qui célèbre le Messie venu et incarné dans le monde et recevant la visite et l’hommage des Rois mages. Elle a lieu le 6 janvier. En France et en Belgique, puisque ce jour n’est pas férié, elle est célébrée le deuxième dimanche suivant Noël. […]

Cette fête célèbre la visite et l’adoration de l’enfant Jésus par les «mages», relatée dans l’Évangile selon Matthieu. Bien que la Bible ne donne pas leur nombre et ne parle que de «savants venus d’Orient», la Tradition a fait qu’ils sont habituellement appelés les trois Rois mages et sont nommés respectivement : Gaspard, Melchior et Balthazar. […]

Depuis le XIVe siècle, on mange la galette des Rois à l’occasion de cette fête. La tradition veut que l’on partage la galette en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée « part du Bon Dieu », « part de la Vierge » ou « part du pauvre », est destinée au premier pauvre qui se présenterait au logis.


Gabriel Metsu, « La Fête des Rois » ou « Le Roi boit »

Selon l’usage actuel :

  • la traditionnelle fève est accompagnée ou remplacée par un petit sujet caché à l’intérieur de la pâte de la galette des Rois. La personne ayant dans sa part la fève est symboliquement couronnée roi ou reine et doit offrir la prochaine galette ; quant à celui qui a le sujet, il doit offrir la boisson (mousseux, muscat, ou champagne selon la bourse… ).
  • Lorsqu’il y a des enfants, l’un d’entre eux – en général le plus jeune – doit se placer sous la table et, tandis que la personne qui fait le service choisit un morceau, l’enfant désigne le destinataire de cette portion.

Wikipedia

Nice : le « calendari nissart », calendrier 100% niçois (Vidéo)

France 3 Régions – 4 janvier 2012

« La nouvelle année est arrivée et avec elle la distribution des calendriers. L’un d’entre eux est 100% niçois, le « calendari nissart » fête sa 8ème édition et le patrimoine est à l’honneur… »

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Enseignement : Réforme du programme d’Histoire

Deux ou trois heures pour étudier la guerre de 14-18, trois heures et trente minutes, contrôle compris, pour étudier la Seconde guerre mondiale… C’est désormais le temps dont disposent les professeurs d’Histoire-Géo pour faire ingurgiter ces deux grandes parties de notre passé aux lycéens. Retour sur cette réforme qui a tout changé avec l’enseignant Yannick Le Gruiec.

La réforme du lycée a entraîné la disparition de l’histoire-géographie des enseignements obligatoires en terminale S. Les élèves de première S suivent un nouveau programme qui est commun aux autres séries générales de L et ES. Les classes de première et de terminale étudiaient le monde contemporain du milieu du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. La même période a donc été condensée pour être étudiée en un an.

Le professeur qui suit les thèmes dans l’ordre proposé (et c’est difficile de faire autrement) abordera en premier le génocide des populations juives pendant la Seconde Guerre mondiale (thème : la guerre), un peu plus tard le régime nazi (thème : le totalitarisme), puis encore plus tard l’affaire Dreyfus (thème : la République).

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25 décembre 496-499 : Le baptême de Clovis d’après Grégoire de Tours

Baptême de Clovis
Le baptême de Clovis par saint Rémi. Plaque de reliure en ivoire, Reims, dernier quart du IXe siècle.

Extrait de l’Histoire des Francs de Grégoire de Tours (entre 573 et 594)

« XXIX – Clovis eut de Clotilde un premier fils. La reine, voulant qu’il reçût le baptême, adressait sans cesse de pieux conseils au roi, disant : « Les dieux que tu adores ne sont rien, puisqu’ils ne peuvent se secourir eux-mêmes ni secourir les autres ; car ils sont de pierre, de bois ou de métal. Ils ont des noms d’hommes et non de Dieu, comme Saturne qui, dit-on, s’enfuit pour ne pas être chassé du trône par son fils ; comme Jupiter lui-même, qui s’est souillé de débauches avec les hommes, avec des femmes de sa famille, et qui n’a pu s’abstenir du concubinage avec sa propre sœur, puisqu’elle disait : Je suis sœur et femme de Jupiter. Qu’ont fait Mars et Mercure ? Ils possèdent plutôt la science de la magie qu’une puissance divine. Le Dieu qu’on doit adorer est, celui qui, par sa parole, a tiré du néant le ciel et la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve contenu ; qui a fait briller le soleil, et qui a orné le ciel d’étoiles ; qui a rempli les eaux de poissons, la terre d’animaux, et les airs d’oiseaux ; à l’ordre duquel la terre se couvre de plantes, les arbres de fruits et les vignes de raisins; dont la main a produit le genre humain ; qui enfin a donné à cet homme, son ouvrage, toutes les créatures pour lui obéir et pour le servir. »

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Bernard Lugan : « Algérie, la Turquie a la mémoire courte »

Les déclarations du Premier ministre turc, Monsieur Erdogan, à propos du « génocide » que la France aurait commis en Algérie, relèvent à la fois de l’hystérie verbale et de la plus grotesque manipulation historique. De plus, Monsieur Erdogan est bien mal placé pour parler de « génocide » en Algérie, région qui fut durant trois siècles une colonie ottomane sous le nom de Régence d’Alger (Wilayat el-Djezair en arabe et Gezayir-i Garp en turc), et dans laquelle les janissaires turcs s’illustrèrent par leurs méthodes particulièrement brutales et expéditives. (…)

Bernard Lugan Blogspot

(Merci à Threnes)

«La crise qui vient fait renaître des aspirations que l’on croyait éteintes»

Guillaume Roquette présente ses vœux aux lecteurs de Valeurs actuelles.

Les Français pressentent simplement que leur culture est un bien qu’aucune récession ne saurait balayer. En renouant avec leur identité, ils recherchent avec raison des valeurs communes pour affronter une modernité qui excite les rapports de force. Cette quête est notre histoire, elle n’a jamais été aussi actuelle

Les Français ne croient plus à une France délayée dans l’Europe, au multiculturalisme, à la mondialisation heureuse. Inquiètes, nos élites ne voient là que repli sur soi et autres tentations populistes. Elles ont tort.

Valeurs actuelles

Desouche Histoire : 2 décembre 1851, coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte


Hymne à Napoléon III et à son vaillant peuple (G. Rossini).
Hymne officiel de l’Exposition universelle de 1867.

Après une vie en exil (Suisse et Grande-Bretagne principalement) ou en prison (fort de Ham), Louis-Napoléon Bonaparte se trouve libre de circuler en France après la révolution de 1848 qui a renversé la monarchie de Juillet, ce qui lui permet de se lancer à la conquête du pouvoir.

Le 4 juillet 1848, candidat à l’Assemblée nationale constituante (mais sans l’intention d’y siéger), il est élu dans 4 départements (Seine, Yonne, Charente-inférieure et Corse) ainsi que ses cousins Napoléon-Jérôme Bonaparte, Pierre Bonaparte et Lucien Murat. Aux élections législatives de septembre il est à nouveau élu dans ces 4 départements ainsi qu’en Moselle ; il obtient même 300.000 voix venant de départements où il n’était pas candidat.

Après l’adoption de la Constitution de la Seconde République, il se porte candidat à la première élection présidentielle au suffrage universel masculin, en décembre 1848. Une bonne partie des républicains, orléanistes et légitimistes voyant d’un mauvais œil cette candidature, il a été décidé dans la Constitution que l’Assemblée choisira le nouveau président parmi les deux finalistes lors du deuxième tour. Mais contrairement à toute attente, c’est un raz-de-marée qui se produit pour Louis-Napoléon Bonaparte avec 74,2 % des suffrages (près de 5,6 millions de voix), loin devant les républicains Cavaignac (19,8 %), Ledru-Rollin (5 %), Raspail (0,5 %), Lamartine (0,2 %) et le royaliste Changarnier (0,06 %). Ayant obtenu plus de 50 % des voix, il n’y a pas de deuxième tour devant l’Assemblée.

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